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« Je tends l’autre joue, et j’en profite pour lui en balancer une dans les valseuses… »

Dans ce champ quantique tel que je l’imagine, cet agrégat d’informations qui permet à la réalité de se solidifier, les émotions et leurs implications jouent un rôle essentiel. L’émotion devient un pont entre la conscience et son environnement.
Cela crée ensuite une boucle de rétroaction et pas uniquement pour le système neuronal.

Les gens colériques, joyeux, déprimés deviennent accro à leurs émotions. Comment, au milieu de toutes ces consciences qui se côtoient et forment des individus voués à se mélanger, peut-on se passer de violence ? A quel moment peut-on légitimement user de cette violence pour se défendre ? Car en dehors d’une partie infime de la population qui peut torturer ou tuer par plaisir, quid des 99% restant ?

D’un point de vue plutôt strict, on peut considérer qu’une personne à moins d’une distance de bras est dans une position d’agression, sauf évidemment dans le cas d’une relation mutuelle plus intime. Mais un patron qui vous gueulerait littéralement dans les oreilles par exemple, ou un pilier de bar serait déjà dans une attitude violente.

Que faire ?

La question est plus épineuse qu’il ne semble car elle suppose deux consciences, qui manifestement ne sont pas d’accord. Les théoriciens de la loi de la jungle appliquée aux relations sociales oublient que les animaux ne tuent que par nécessité (si vous mangez une fois par jour, et que vous avez de quoi boire et dormir, vous n’êtes plus en état de survie au sens strict du terme) et qu’ils se battent sans volonté de tuer.
Les livres d’Henry Plée et ses références en éthologie sont plein de bons sens et vous éclaireront mieux que mes divagations.

Que faites vous si vous vous sentez agressé(e) par une musique trop forte ? Une odeur difficilement supportable venant de votre voisin de bus en plein été par 30 degrés ?
Tout conflit amène à se poser cette question : jusqu’où suis-je prêt à aller ? (certains ne se la posent pas et vont tout simplement au fond de leur limite).
La fuite est souvent l’option la plus confortable même si elle chatouille l’ego.
Mais dans la jungle, en général, le gnou qui se fait courser par un lion ne se met pas à apprendre la boxe ou à négocier…

Finalement, le langage articulé permet une merveilleuse chose avant un conflit violent : poser une limite. A part quelques sordides faits divers, les agressions, les plaintes, et les procès se font généralement entre personnes qui se connaissent.
A un moment, les mots n’ont pas suffi pour s’exprimer…
Dans le cas d’une agression gratuite, j’en viens à cette anecdote : lorsque les arts martiaux japonais ont connu leur essor pendant près de mille ans du V au XVème siècle environ, les combattants apprenaient toujours à se battre à un contre plusieurs. Musashi qui a écrit plus tard (XVIIèmeje crois) le traité des cinq roues, se battait souvent en duel contre plusieurs opposants… Il comprenait qu’en cas d’agressions, la règle c’est : « y a pas de règles »…

On devrait peut-être faire plus de judo à l’école que de compas – ceci étant une opinion gratuite au milieu de mon texte…

Donc, quand une personne a un comportement qui agresse : un collègue de bureau qui pue par exemple, si personne n’impose une limite et ne lui dit rien, à quel moment pensez-vous qu’il changera de comportement (« prends une douche, il fait 40 degrés dehors!!! »)? S’il refuse, jusqu’où iriez-vous ? et lui-même ?
Ne soyez pas pessimiste car 99% des conflits en société peuvent se régler sans violence physique… Ainsi, comprenez que si vous êtes bourré(e) et en conflit sur le parking d’une boîte de nuit un vendredi soir à 5h, votre environnement (quantique) n’est pas le mieux choisi.

Pour celles et ceux qui veulent pacifiquement résoudre des problèmes violents en apparence je vous suggère vivement Thomas d’Ansembourg et Marshall Rosenberg. Livres, conférences sur youtube… Il y en a pour les acharnés et pour les fainéants. A leur façon, ils évoquent le rôle de l’émotion, l’influence que l’on a dessus et finalement sa propre part de responsabilité. Car ce « je » qui se situe quelque part au milieu de votre environnement, doit bien savoir à un moment ce qu’il fait.

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