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L’effet de propagation et le papillon

Comment est régit l’interaction entre les individus? On se demande souvent (mettez qui vous voudrez à la place « on ») pourquoi il n’y a pas pas la paix dans le monde? ça paraît si simple, de se dire qu’il faudrait juste que les mêmes qui se battent à coup de fusils mettent l’arme à terre et fassent la paix. Et pourtant, sommes-nous nous-mêmes des propagateurs de la paix?

Question intéressante qui pousse à observer et analyser son propre comportement. Dans les théories exposées sur ce site nous partons toujours du principe que les intentions (subtil mélange de pensée, d’émotion et d’action) influencent directement son environnement et par effet de rétroaction, nos émotions. Il y la paix autour de moi, donc je suis en paix, donc la paix se développe autour de moi. Chopra l’évoque dans un livre entier « Osons la paix« . L’idée maîtresse c’est qu’un petit groupe, peut grossir et influencer pacifiquement même le monde par ses idées.

Gregg Braden a théorisé aussi l’idée qu’il suffirait de moins de 10 000 personnes (huit mille environ) qui pensent très fort à la paix mondiale pour qu’elle ait lieu pendant que l’intention dure. Ces idées nobles portent le même germe, il faut un petit groupe de personne qui va influencer l’environnement (social, naturel, énergétique…). Si on s’amuse à penser que la loi de Pareto peut s’appliquer ici, il suffirait qu’un petit 20% de gens bien intentionnés influent sur 80% d’autres gens.

Et je vous vois arriver, oui vous là-bas avec vos gros sabots : « Mais et le gouvernement mondial qui conspire, et avec tous ces cons autour de moi, comment je fais pour la paix ». Vous imaginez bien que si vous n’arrivez pas à engendrer la paix par votre comportement, dans votre environnement, ça doit être bien délicat pour des hommes armés qui s’affrontent parfois depuis plusieurs années. Mais à supposer que toutes ces théories puissent se valider, comment propager la paix?

En neurobiologie, Chopra raconte dans son livre sur le cerveau qu’une expérience a été mené pour voir comment s’adapte l’organe à un environnement donné. La conclusion amenait au fait que les gens s’entourent de ce à quoi ils aspirent. Les fumeurs s’entourent de fumeurs, les gens obèses d’obèses, les sportifs de sportifs etc… On pourrait penser à du bon sens, mais voyez comment les personnes sont surprises lorsqu’elles changent de comportement (arrêter de fumer et faire du sport est un exemple classique) comment le « ménage » se fait dans l’entourage. Le cerveau, cherche et suit un exemple qui convienne.

Dans le cas de la paix, les éléments à rechercher sont plus vaporeux mais bien plus exigeants. Favoriser une coopération entre deux individus est souvent délicat. Vous permettez de vous de critiquer des gens, un travail, une institution, même de loin? Pas de paix. Acceptez-vous un travail, une relation qui vous fait souffrir? Pas de paix. Engendrer la paix c’est accepter l’effet de propagation de nos intentions. Elle requiert effectivement un haut degré d’exigence! Émettre une critique sans solutions, donner trop de responsabilité à des éléments extérieurs, ruminer des rancœurs sont des facteurs de propagation du chaos, ou plutôt des effets papillons.

Chaque petite pique, chaque parole malveillante, chaque fois que vous montrez du doigt pour éructer du venin, c’est un battement d’aile susceptible de provoquer un ouragan à l’autre bout de la planète. Mais rassurez-vous, le bonheur, l’amour, le rire sont bien plus efficace qu’un battement d’aile de papillon. Ils se propagent, donnent un exemple à suivre. Pour engendrer la paix je ne peux que vous suggérer de taper « communication non-violente » dans une barre de recherche internet et de creuser la question.

« Ok Boris, c’est cool tes pensées de hippie mais si on me cherche un peu trop, comment je fais pour provoquer la paix avec des connards au boulot? ». Dans la nature, le principe de fuite est vital. Comme je l’ai déjà écris, un proie se mets pas à apprendre la boxe pour satisfaire son désir de défense et d’amour-propre. Changez de travail si vous ne pouvez rien y changer.

« Ok mais je vais lui donner raison ». C’est une vue de l’esprit : la paix, le confort intérieur ne consiste pas à avoir raison mais à construire son bonheur. « Ok mais ça veut dire que je dois trouver un autre boulot » Effectivement, c’est une solution à envisager, pas un problème. « Mais si je suis en danger de mort ». Alors la violence peut devenir légitime, mais à quel moment aviez-vous une chance de mourir, sans possibilité de fuir?

Enfin, si le schéma se répète et qu’à chaque nouveau boulot, nouvelle relation, nouveau projet, le chaos s’empare de vos intentions et de votre environnement, posez-vous des questions et soyez celui qui propage la paix, pas le battement d’aile du papillon, ni l’ouragan.

Yapluka! Bisous

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