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S’asseoir n’est qu’un futur que l’on créé

Avertissement! Cet article ne démontre rien de scientifique. Il n’est que le produit d’une pensée embuée d’un dimanche matin. Il est inutile et de lire ces lignes dans un autre but que de chercher à améliorer sa vie par sa propre expérience. Sous-traiter son bonheur à un élément extérieur (biens de consommations, relations amoureuses, météo…) vous rend dépendant de cet élément. Heureusement, le choix émotionnel permets de palier à ces événements. Ceci ne remplace ni l’avis, ni la consultation de votre médecin traitant. En cas de doute et/ou d’urgence vitale, consultez les personnes compétentes. (PS : un rhume n’est pas une urgence vitale).

Une capacité du cerveau flagrante, juste sous votre nez mais dont on sous-estime l’utilité est sa faculté de créer le futur. Je vous parle pas de théories new age ou d’une énième loi de l’attraction. Prenons l’exemple de la chaise quand vous allez vous asseoir : si un petit rigolo s’amuse à retirer la chaise au moment où vous vous êtes en train de vous asseoir, même si vous l’avez vu, votre mouvement va s’achever.

C’est un principe utile à savoir si vous faîtes des arts martiaux (c’est dans un ouvrage dédié de Henry Plée que vous trouverez plus d’exactitudes à ce sujet). En substance et dans mes souvenirs, l’idée est que votre cerveau, une fois qu’il visualise la fin d’une action, il est dans sa lancée et rien ne l’arrête. Peu importe que votre chaise soit sous vos fesses, si vous avez décidé de vous y asseoir, c’est parti.

A mon humble avis, cette capacité s’étend à tous les domaines qui engagent une décision. Se gratter la tête, aller au travail, se marier… Pour que votre conscience créé l’illusion du temps, il faut bien des souvenirs qui vous projettent en arrière et un futur probable à matérialiser. S’asseoir devient un futur projeté. Une fois projeté, il est difficile de freiner ce futur, plus encore quand le petit rigolo vous enlève votre chaise au dernier moment.

Dans un combat de karaté, le cerveau traite avec difficulté l’afflux d’événements (protéger ses dents et défoncer le mec en face). Créer un léger décalage entre chaque coup va perturber le cerveau de votre adversaire, plus encore si vous vous êtes entraîné à être très rapide. Le cerveau ne traite qu’un futur à la fois et si vous avez appris à attaquer avec 2 voir 3 coups à la fois qui s’enchaîne de façon irrégulière, bon courage pour le type en face.

De la même façon, quand vous prenez une décision, il faut bien envisager le futur pour que votre cerveau évite de reprendre une habitude. Si votre futur n’est pas matérialisé, comme un souvenir que vous auriez placé dans le futur, votre cerveau va recréer le même schéma qu’à son habitude. En arts martiaux, dans le cadre d’un combat réel (pour tuer ou se défendre, pas dans un rituel de mammifère qui pense), l’importance est de développer des réflexes conditionnés. Mais si vous ne survivez pas, le réflexe conditionné s’appelle une habitude.

Prenons, au hasard, le cas d’une relation toxique. Vous savez, votre copain ou votre copine qui arrive pas à se détacher d’un partenaire (« ce coup-ci on se quitte pour de vrai »)? L’habitude est plus forte quand le futur n’est pas créer, c’est-à-dire envisagé dans l’action. Se quitter sans envisager un futur indépendamment de la relation toxique, c’est comme rester à demi-assis en se disant « bon, je m’assoies? Mais si quelqu’un enlève la chaise? ».

Une addiction a le même principe. « Je fais quoi quand j’arrête de boire/de fumer/de trop manger? » est la question qui doit impliquer une décision. Ai-je envie de m’asseoir? Une fois assis, vous allez mangez, lire, jouer à donjons et dragons… Une fois sevré, vous allez mangez, lire, jouer à donjons et dragons. Et après plusieurs futurs matérialisés, vous aurez créé une nouvelle habitude. Le futur se mettra en place de façon automatique, aussi sûrement que vous respirez à chaque instant.

On ne parle pas ici de loi de l’attraction, de pensées positives ou de physique quantique. On parle de l’incroyable capacité du cerveau à prendre et engager une décision jusqu’au bout, indépendamment du petit con qui rigole de vous voir vous taper le cul par terre. Maintenant, peut-on considérer que manger debout est une décision créée dans le futur?

Bon dimanche à tous,

Boris

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