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L’incroyable histoire de Nicholas Alkemade

Vous pensez peut-être que je me suis endormi, ou que j’ai rendu les armes mais quenini. Je continue de les chercher mes histoires incroyables. Pendant que le monde est monde, que le soleil se couche et que la lune se lève, un modeste magnétiseur de province médite entre deux parties de poker en ligne et cherche une source d’inspiration à transmettre. Le récit qui va suivre va être plus court quee celui d’Arlette car je n’ai pas connu personnellement Nicholas et que c’est plus l’histoire d’un miracle que celui d’une vie. Mais entre nous, quelle vie n’est pas miraculeuse?

Alors je vais romancer un peu aussi et ensuite je vous donnerai ma source Wikipedia à moins que vous vous soyez auto-spoilé et que vous ayez déjà fait vos recherches. Alors voilà :

En 1944, l’Allemagne était un peu en mauvaise posture et les anglais aimaient bien faire des bombardements stratégiques en Germanie. C’est dans cette folle aventure que le jeune Nicholas est envoyé le 23 mars 1944 à bord d’un bombardier prêt à faire péter les bombes.

Quand vous regardez un film de guerre, la sensation de tirer avec une arme qui peut couper une vache en deux à 500 mètres et l’adrénaline provoquée est mal assimilable pour un spectateur avachit dans un canapé. Mais je vous assure qu’à ses 21 ans, à bord de son avion bombardier Avro Lancaster, Nicholas est chaud patate pour tuer du Bosch. La mission se passe « bien » puisque les bombes sont larguées et que tout le monde se prépare à rentrer.

Evidemment, si la guerre était si simple, ça ne serait pas la guerre. Sur le retour, son avion est pris en chasse par un JunkerJu88 de la Luftwaffe. Notre soldat britannique arrive à faire exploser l’avion allemand mais ce dernier, dans un baroud d’honneur a sérieusement endommagé l’avion allié. Il est en flamme et il se trouve que le parachute de Nicholas est dans les flammes… J’imagine que ça a dû être un grand moment de solitude : »bon, l’avion est en flamme, mon parachute aussi et j’ai le choix entre mourir dans cet avion en proie aux flammes ou sauter à plus de 5 600 m d’altitude… ».

L’instinct de survie s’appelle comme ça car il permet de prendre des décisions qui semblent incohérentes à première vue. L’aviateur décide de sauter en plein vol se disant que mieux vaut planer un peu avant de mourir que de crever brûler vif. A ce moment, aussi incroyable que cela paraisse, il survit. Il ralentit sa chute grâce au branche de sapins et à un très épais manteau de neige d’une forêt allemande. Il fume une clope en attendant qu’on vienne le cueillir malgré une entorse de la cheville.

La gestapo pense que c’est un espion parce que son histoire pue la baliverne. Ils iront sur le site du crash qui atteste son histoire et son identité. Nicholas sera libéré des camps de prisonnier un an plus tard en mai 1945, à la fin de la guerre. Il mourra à 64 ans le 22 juin 1987.

Certains vous diront que c’est grâce aux anges, à Dieu ou même au hasard du sapin et de la neige qu’il a survécu. Ce que je retiens, c’est que c’est possible. Si une personne arrive quelque chose, n’importe qui peut le reproduire même si je ne me vois pas sauter d’un avion à 5 000 m d’altitude (5km tout de même de hauteur…). En regardant sur wikipedia l’histoire de Nicholas, j’ai même vu qu’il existe une page dédié aux survivants uniques de crash d’avions.

Et personne pour en parler pendant le confinement…

(crédit photo : https://www.lifepersona.com/the-story-of-nicholas-alkemade-survived-a-fall-of-6000-m)

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