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Ne lisez pas cet article!

J’ai trouvé cette étymologie du mot « communiquer » sur le net : du latin communicare, mettre en commun, faire part de, partage, dérivé de communis, commun. Drôle d’ironie quand on pense que la communication est sous-estimée comme fonction humaine et sociale. Je dis sous-estimée car c’est quelque chose qui n’est pas apprise traditionnellement dans l’éducation familiale ou à l’école. Vous apprenez en général d’abord à obéir aux adultes, puis aux professeurs. Si vous n’avez pas de figure d’autorité à qui obéir, ou que c’est pas votre truc d’obéir, vous communiquez souvent une forme de rébellion ou l’expression de ce que vous estimez être votre liberté. Vaste sujet…

Là où je veux en venir, c’est que si vous souhaitez améliorer votre vie (c’est cette chose qui file entre les doigts de la naissance à la mort et qu’on associe facilement au temps qui passe), vous devez être en mesure d’exprimer correctement vos besoins. Un bébé le fait en pleurant ou criant parce que c’est un bébé justement. Si vous manquez de maîtrise émotionnelle et que vous criez ou pleurez quand vous n’arrivez pas à exprimer votre besoin, vous avez un point commun avec un nourrisson. Payer des factures est une maigre différence si votre communication est la même.

Alors, à quoi peut bien servir de mettre en commun, de faire part de, de partager? Eh bien, ça facilite énormément la gestion émotionnelle citée plus haut et ça pose les jalons d’un rapport entre deux personnes, que ce soit au boulot ou dans la vie intime. Le plus troublant quand vous avez deux personnes qui s’engueulent c’est ce truc que chacun a comme sentiment d’avoir raison et que l’autre est un idiot. ça met de côté un autre aspect fondamental de la communication : 70% est non verbale. Et dans les 30% qui reste, 20% sont issues de l’intonation et non du vocabulaire (c’est ce que j’ai cru entendre. Je ne fais que colporter la rumeur).

En théorie, ça signifie qu’en se concentrant fort, n’importe qui pourrait comprendre quelqu’un d’autre dans une langue étrangère juste avec sa posture, son apparence et son intonation… Mais je digresse trop loin.

Ce qui nous intéresse c’est la faculté d’un être humain à exprimer ses besoins. Le problème commence quand vous vous servez de la communication pour avoir raison et non pour exprimer un besoin. Je vous parle de ça parce que je cherche à développer une nouvelle activité en plus du cabinet (qui fonctionne très bien et qui continuera de prodiguer des séances encore longtemps) et je me retrouve confronté à une foule de réactions diverses en posant des questions qui me paraissent simple.

Quand par exemple vous posez une question technique du genre « comment réparer tel robinet » sur un forum et qu’une personne vous répond « de toute façon ce robinet c’est de la merde » vous remarquerez que ça ne répond absolument pas à la question, que ça ne fournit aucune solution, et qu’en plus, ça agace! Vous avez ensuite deux choix : répondre un truc du genre « mais ça m’est égal, je veux savoir comment le réparer », ou bien « ok ». Mais ce petit truc (l’ego) qui chatouille au fond de vous est d’une force insondable.

Alors la communication est-elle nécessaire quand elle est inefficace? Si je n’ai pas de solution à mon problème, pourquoi exprimer une opinion et surtout pourquoi laisser quelqu’un exprimer son opinion (faîtes un test en disant « je suis devenu végétarien » lors de votre prochain repas de famille)? Vous pensez bien que si même Dieu avait une réponse à cette question, aucun comptoir de bar ou réseau social ne permettrait à un inconnu de s’exprimer. Mais si vous savez communiquer, vous savez également lorsque qu’une réponse est utile. Et donc éviter de gaspiller votre énergie (et celle de votre interlocuteur) avec une nouvelle réponse inutile.

Vous pouvez alors facilement faire un tri drastique entre ce qui est utile à communiquer, car c’est ce qui répond à un besoin et ce qui relève du superflu. Vous verrez chaque année écrit qu’il fait chaud en été et froid en hiver et malgré un bon sens hors du commun à ces allégations, on le communique CHAQUE année aux informations (photos de neige à l’appui!)…

Mais soyons honnêtes, le superflu est souvent nécessaire. Sinon on serait tous satisfaits de manger et boire sans autre besoin que celui de se reproduire. Et dans ce cas, peut-on résumer la communication à la simple expression d’un besoin superflu ou la forme de communication (parler, crier, pleurer, rire, etc…) est-elle elle-même un besoin fondamental?

Pourquoi se poser toutes ces questions? Parce que si vous aspirez à une vie meilleure, vous finirez bien par agir, par côtoyer des gens qui pourront vous aider, par prendre des décisions qui nécessiteront que vous exprimiez clairement vos besoins. A titre d’exemple, essayez de commander au restaurant en n’utilisant que des négations du genre « je ne veux pas le poisson » ou dites à quelqu’un de ne pas faire quelque chose comme lire cet article (mais si vous êtes ici, j’imagine que c’est déjà trop tard).

En maîtrisant votre communication, vous maîtrisez vos émotions, vos besoins, et les moyens d’y répondre.

J’imagine que c’est un petit plus non négligeable pour rendre sa vie meilleure.

Portez-vous bien,

Boris


Tous droits réservés – Boris Matter- 2021-

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