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Vous êtes comme la lumière : ondulatoire ET corpusculaire.

-Démystification précédente : Ni Dieu ni Maître

Pour comprendre comment vous vibrez une réalité, il faut d’abord s’intéresser à cette question fondamentale de la physique quantique : la lumière est-elle ondulatoire ou corpusculaire? Vous trouvez ça rébarbatif? Tant que vous n’aurez pas assimiler ce concept, il sera difficile pour la neuroplasticité de votre cerveau d’émettre une intention qui vibre dans l’Univers… Vous ne ferez que penser.

Alors pour vous familiariser avec l’expérience des fentes de Planck, voici une petite vidéo qui la résume très bien, tirée du docu-fiction « Que sait-on vraiment de la réalité? » et qui a permis l’essor d’un nouvel âge d’or du New Age qui a mis du « quantique » à toutes les sauces : vidéo vulgaire mais bien expliquée.

Parce qu’après cette expérience, on s’imagine que si le proton modifie son comportement, tous les atomes de l’Univers vont changer leur comportement en se heurtant à notre observation. Eh bien, pas tout à fait. Je tiens aussi à préciser que tout ce qui va suivre s’applique facilement si vous pouvez lire ceci. Si vous êtes dans une zone de guerre, sans eau courante, ni électricité, il est difficile d’émettre la « vibration » qui va changer la réalité.

Mais comme vous lisez ceci, je suppose que vous avez le confort nécessaire d’après la pyramide des besoins de Maslow pour creuser la question. Maintenant, si nos pensées émettent une vibration comme le ferait une corde de guitare, il faut bien 2 points d’accroche. Le premier est évident, c’est votre intention. Elle est plus forte et plus subtile qu’une pensée. C’est une pensée avec une émotion mais elle se fixe également dans l’espace et le temps.

L’Univers s’étalant dans un espace infini, cette intention représente donc le centre de l’Univers. Vous êtes au centre de tout! Mais à quoi va se raccrocher l’autre bout de la corde? Maintenant il y a 2 théories ici :

-Derrière la matière palpable, étalée à l’infini et dans l’éternité, comme Dieu, ou l’Univers, le Karma, la force Jedi, il y a un point d’accroche de vos intentions qui résonne sur cette corde qui vous relie. Elle vibre alors vos émotions et la matière se répercute en fonction.

-Ou alors, vos émotions sont le 2e point d’accroche de cette corde et l’Univers vous renvoie le son de cette vibration.

Quelle qu’elle soit, elle dépend de votre point de vue, à supposer que vous soyez l’observateur bien sûr. J’ignore pourquoi, personne ne fait le postulat que plutôt que d’être l’observateur, nous ne serions pas le proton qui décide de passer à travers la fente…

Donc, quand vous parlerez de cette idée saugrenue que « nous sommes vibration », souvenez-vous que comme la lumière nous sommes ondulatoire (la vibration) ET corpusculaire (la matière et l’énergie). Cette vibration n’existe que parce que vous avez besoin de manger, de boire, de payer le loyer etc… Ainsi, avec votre corps, vous pouvez activer l’un des quatre leviers de votre santé (la respiration, l’alimentation, l’activité sportive et l’activité spirituelle) et influencer tout ce petit monde vibratoire.

De même que j’ignore si le poisson sait qu’il est dans de l’eau, ça n’empêche pas qu’il doit nager et avoir des émotions de poissons. C’est ce qui est fantastique avec cette idée de vibration : même si vous réfutez complètement cette théorie, vous l’appliquez malgré vous. Vous finirez par trouver que c’est un ramassis de stupidité mais elle n’a pas besoin de preuve. C’est donc une opinion.

Mais une opinion qui vibre dans votre sphère d’influence, c’est une opinion qui va refléter un bout de votre pensée, un peu comme ces débats aux repas de familles où chacun a des arguments et des exemples « vrais » et « imparables ».

Au centre de l’Univers, il y a donc votre intention, et à l’autre bout, une répercussion de cette pensée. La réalité cumulée au milieu de toutes ces cordes forment un bout d’Univers. Vous pouvez par exemple modifier ce bout pour en faire une activité de magnétiseur, quelque part en province…

Mais alors, pour finir cet été de démystification dans deux semaines, nous parlerons d’un sujet qui provoque toujours d’énormes remous : peut-on mélanger magnétisme, thérapies holistiques/ésotériques et l’argent? (Oui évidemment puisque j’en vis) Mais pouvez-vous le faire avec éthique?

A dans deux semaines,

Bien à vous,

Boris


-Démystification suivante : L’argent n’a pas d’odeur


Si mon travail vous plaît et que vous souhaitez y contribuer je vous suggère un livre que j’ai écrit. C’est un objet de divertissement plus qu’un guide, et ça m’aide également à me faire vivre ainsi que ce site. J’espère qu’il saura vous divertir et vous fournir une source d’inspiration supplémentaire :

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Tous droits réservés – Boris Matter- 2020

Ni Dieu ni Maître

-Démystification précédente : Il n’y a pas de médecine douce

J’avais lu dans « le dictionnaire de l’impossible » dont je vous ai déjà parlé le récit d’un homme qui est mort pendant plusieurs minutes avant de revenir à la vie. Les expériences de NDE (Near Death Experience) sont courantes et vous trouverez toute sortes d’histoires qui en parlent en demandant à mon oncle Google.

Mais alors, le plus surprenant dans cette histoire c’est que la zone du cerveau qui était sensé « imprimer » le souvenir était morte : pas de sang, pas de courant électro-chimique, juste de la matière inerte. Je raconte de mémoire donc vous me pardonnerez certainement les approximations…

Et pourtant, à son réveil, après une opération qui a faillit lui coûter la vie, le type se souvient de tout ce qui s’est passé pendant l’opération. Il pouvait citer avec exactitude les échanges des chirurgiens et tout leurs gestes. Lui-même spécialiste du cerveau, il était resté circonspect car il savait que c’était physiquement inconcevable aux vues des connaissances actuelles, qu’un cerveau puisse enregistrer une information en étant mort au sens le plus stricte.

La seule conclusion qui explique raisonnablement ce fait est que le cerveau n’enregistre pas l’information dans un disque dur interne ou alors pas seulement, mais que la conscience qui l’habite a aussi accès à une information depuis une source externe. Sans aucune preuve scientifique bien sûr, nous allons supposer qu’il existe une sorte de réservoir d’information auquel nous pouvons avoir accès à travers la méditation, la prière, le sport, etc…

Dans ce cas, si l’information est à disposition et en libre accès, pourquoi demander à un maître, un gourou, un formateur de nous enseigner ses secrets? On peut supposer qu’avoir accès à ces informations sont plus accessibles si quelqu’un nous montre le chemin. Evidemment, je partage l’opinion opposée. J’ai appris et développé mon activité en lisant des livres et deux particulièrement (« le système quantique » de Kinslow et « les guérisseurs russes » de Grabovoï) qui m’ont permis d’avoir accès à ce potentiel qui se développe encore à ce jour.

Il a suffit de peaufiner ces techniques. Je continue de les peaufiner. Je ne dis pas qu’avoir un modèle à suivre, un exemple enseigné est inutile. Je dis qu’il n’est pas nécessaire de la même façon qu’il n’est pas nécessaire de payer pour une formation qui va vous apprendre à faire du pain.

Un modèle qui conviendrait parfaitement serait celui des arts martiaux. Vous pouvez apprendre le karaté en ligne mais payer une somme modeste pour participer à un club une à deux fois par semaine est idéal et requiert peu d’équipement. Si le dojo ne vous convient pas, vous pouvez en changer. Vous pouvez aussi apprendre chez vous régulièrement en répétant des mouvements enseignés.

Au Japon féodal, un modèle d’enseignement était le suivant : une fois par an, le maître donnait un mouvement à savoir faire à son élève. il revenait et enseignait un autre mouvement uniquement si le mouvement précédent était parfaitement maîtrisé. Et ainsi de suite, d’une année sur l’autre. En dehors de pleins de facteurs, ce modèle obligeait l’élève à comprendre que le maître enseignait un savoir mais que tout le reste appartenait à l’élève.

Je n’ai pas l’intention de monter une association ésotérique pour transmettre un savoir réputé hermétique deux fois par semaine, et des disciplines comme le yoga ou le shiatsu le font certainement mieux que moi. Mais j’ai l’intime conviction que vous pourrez apprendre et développer beaucoup de vos capacités cachées en suivant cette formation.

Vous serez votre propre Dieu, votre propre Maître. Cela signifie aussi que vous aurez la responsabilité de vos actes. Je précise aussi que je reste convaincu que certaines formations payantes proposent du contenu de qualité. Si c’est le cas, elles seront certainement un excellent complément de ce que vous apprendrez ici. Mais si on ne fait que vous fournir la recette de l’eau chaude « à l’aide de vos guides », vous serez surpris de la simplicité et du travail que demande ce savoir hermétique.

Mais le libre-arbitre est bien l’un des facteurs les plus fondamentaux de tout ce milieu tant pour vous que pour la personne que vous souhaitez aider.

Dans deux semaines, nous parlerons de cette mystification : « nous sommes vibration ». Une fois encore, je ne le renie pas, mais très franchement, quand vous payez vos factures, que vous vous cognez le petit orteil contre la table basse et que vous êtes soumis à un stress intense (au travail par exemple), que signifie cette « vibration »?

Bien à vous,

Boris

-Démystification suivante : Vous êtes comme la lumière : ondulatoire ET corpusculaire


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Il n’y a pas de médecine douce

-Démystification précédente : les preuves scientifiques que le magnétisme fonctionne


Il n’y a qu’une seule médecine : celle qui se voue à guérir et entretenir la santé d’une personne. Vous verrez probablement des groupes opposer la médecine « traditionnelle » et la médecine « douce ». Ce terme sous-entend qu’il existe une médecine « dure ». Tout au long de la formation à venir nous nous attacherons à parler de médecine alternative, complémentaire d’une médecine traditionnelle reconnue.

Le but manifeste est de réconcilier ces domaines. Vous pouvez lancer un débat sur l’utilité de vaccins, les grands groupes pharmaceutiques, ou le manque de reconnaissance des thérapies alternatives, c’est inutile. Parce que quand vous êtes malade, vous êtes amené à vous fragiliser si vous n’avez pas de solutions efficaces et immédiates, et vous êtes amené à éprouver une sensation étrange : le désespoir. Dès lors, une seule chose prend de l’importance : retrouver la santé, guérir, aller mieux.

Notre système favorise une médecine qui utilise des médicaments. Vous pouvez penser que c’est pour nourrir la conspiration mondiale, le principe est le même que pour la cigarette par exemple : il suffit de ne pas en acheter pour ne pas en faire partie (et d’éviter de juger ceux qui en prennent). L’être humain agit parce qu’il pense agir correctement. A l’avenir, dans cette futur formation que je mets en place, nous n’opposerons jamais les médecines.

« Ce n’est pas de la médecine! ». Très bien, appelez ça comme vous voulez, l’essentiel est que ça fournisse une aide palpable à quelqu’un. Si cette personne dit « je souffre », puis « je vais bien », peu importe qu’il s’agisse d’une aspirine, d’une séance de magnétisme ou même d’un placebo. Pourvu que vous ayez le bon sens de votre côté et que votre pratique ne mette pas en danger un individu.

Petite anecdote personnelle :

Quand j’étais gamin, mon frère avait un mal de ventre insupportable et ma grand-mère était très portée magnétiseurs, guérisseurs, devins etc… Elle s’est acharnée à amener mon frère chez eux car « les médecins sont tous des escrocs au service des grands groupes pharmaceutiques ». On l’a finalement amené chez notre médecin traitant qui a décelé une crise d’appendicite aiguë. A deux jours près, l’appendicite explosait provoquant une hémorragie interne. Il a été opéré en urgence et s’en est très bien sortit. Voilà ce qu’on appelle du bon sens. D’autant plus que notre médecin de famille était un homme dévoué à ses patients et d’une éthique irréprochable.

Dans le temps, les médecins étaient les bouchers, et les barbiers (les seuls à posséder des objets coupants de par leur profession). Le progrès technologique a permis entre autres le développement d’antibiotiques, de pénicilline, de greffes d’organes, etc… Evidemment, il suffit de suivre l’actualité pour se rendre compte qu’un consensus scientifique n’existe pas pour des maladies qui débarquent sans prévenir. Vous trouverez aussi quelques scandales comme celui du Mediator. De même que vous trouverez des types qui veulent soigner des pathologies graves à coup de jus de carotte et de betteraves et l’aide de guides de lumières. Je ne renie ni leur existence, ni leur efficacité, mais souvent, à mon (bon?) sens, la médecine traditionnelle fonctionne mieux pour celui qui ne veut pas consacrer du temps à cette pratique ou qui la découvre à peine.

Le meilleur moyen de favoriser toutes les médecines; « traditionnelles » et « alternatives » est de prendre à chaque fois ce qu’il y a de mieux et de les concilier. J’ai eu l’occasion par ma pratique de « couper le feu » à des personnes sous chimiothérapie ou radiothérapie. Les effets secondaires étaient moindre. C’est un exemple simple des médecines qui se rencontrent. Parce que le lien très fort qui existe entre un médecin qui a étudié dix ans, parfois plus, et un thérapeute alternatif (magnétisme, shiatsu, reïki etc…) qui s’est déclaré après une pratique empirique, c’est l’éthique!

Un médecin qui considère ces patients comme des clients et un guérisseur qui profite de la faiblesse psychique et physique de ces clients pour les abuser ont un point commun, une éthique douteuse qui mets la médecine traditionnelle ou alternative de côté. A l’inverse, un médecin attaché à ses patients qui sait reconnaître sa limite (« je ne sais pas ce que vous avez ») et un thérapeute qui va aider (« prenez vos médicaments, je ne suis pas médecin. Je peux juste vous soulager ») ont une éthique qui placent le bien-être de l’être humain en priorité. Chacun fait à chaque fois ce qu’il a appris et de bonne foi.

Dans les méthodes de magnétisme que je souhaite partager, l’éthique est certainement le facteur le plus important, devant votre condition physique et votre routine. Partant du principe que l’intention est se mélange de pensée et d’émotion qui permet de fournir une information aux cellules, il vaut mieux éviter de l’entacher avec une morale douteuse. Pointer du doigt une médecine que vous jugez dure, et que vous accablez en vantant les mérites d’une médecine douce, rend vos intentions fumeuses. Le résultat et le libre arbitre sont des éléments très fiables pour juger d’une pratique, et elles sont souvent suffisantes.

Considérant que l’on ne peut se passer d’une éthique irréprochable pour émettre des intentions bienveillantes, nous veillerons en permanence à se demander « est-ce juste »? Il n’y pas de réponses universelles. Le simple fait que je fasse payer mes séances de magnétisme est un sujet à débat qui divise souvent dans les commentaires de publicité que je fais. Le but n’est pas de se transformer en saint, ou de concilier tous les avis, mais d’avoir un comportement cohérent. Prôner la paix et l’amour et vilipender avec véhémence une médecine n’est pas cohérent.

A mon humble avis, les médecines traditionnelles et alternatives sont complémentaires et non en opposition. Evidemment, je n’aurai pas grand-chose à dire sur la médecine car je ne suis pas médecin, et je ne peux que parler de ma pratique qui N’EST PAS de la médecine. Elle permets néanmoins certains résultats quand la médecine montre ses limites. C’est ce que je vous propose d’apprendre à partir de septembre.

Dans deux semaines, nous parlerons du coup de cette idée qu’il faut un maître ou un gourou pour apprendre et développer ces capacités. C’est encore une mystification. Pour apprendre, il ne faut pas un élève et un maître. Il faut quelqu’un qui sait, en mesure d’expliquer la chose à quelqu’un qui ne sait pas.

A dans deux semaines,

Bien à vous,

Boris


-démystification suivante : Ni Dieu ni Maître


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Les preuves scientifiques que le magnétisme fonctionne

-Démystification précédente : Le magnétisme est une capacité, pas un don


Avant de vous parler de preuves scientifiques, nous allons refaire un tour par le cerveau et sa faculté à interpréter la réalité. Parmi les nombreux biais cognitifs, celui qui nous intéresse plus particulièrement aujourd’hui est : le biais de confirmation. Pour résumé si vous n’avez pas décidé de cliquer sur le lien, votre cerveau va prendre les informations qui l’intéresse pour valider une thèse, un postulat, la ré-a-li-té.

Du coup, si vous êtes sceptique, aucune preuve scientifique ne sera suffisante pour démontrer une quelconque utilité de ce qu’on appelle le magnétisme. Si vous êtes convaincue, les faits, preuves, expériences ici ne serviront à rien pour en faire un exposé objectif des bienfaits du magnétisme parce qu’il est inutile, voire impossible de convaincre quelqu’un qui n’y croit pas.

Vous pouvez penser que vous n’êtes pas soumis au biais de confirmation, mais c’est certainement une illusion. Mais alors à quoi sert la preuve scientifique? Elle peut servir éventuellement, pour le curieux (souvent quelqu’un rendu désespéré par une douleur/souffrance) qui cherche une solution. La preuve viendra s’assurer que c’est possible. Mais dans ce cas, si personne ne vous pose la question, si personne ne veut savoir, il est inutile d’apporter des preuves de ce que l’on avance. L’accumulation de témoignages servira de témoignages mais en aucun cas de preuve scientifique.

Je choisis dans le cadre de mon activité de la balayer d’un revers de main. Non pas que je ne m’intéresse pas aux sciences, mais parce qu’elle est inutile. Je n’ai pas l’intention de lancer un débat et la seule preuve de ce que j’avance est : ça fonctionne. Ça ne convainc pas pour autant ceux qui ont déjà une idée bien arrêtée de ce que je fais. Certains évangélistes m’ont accusé d’effectuer des consultations animé par un démon, et des sceptiques m’ont accusé d’être un simple charlatan (bien que je rembourse mes consultations jugées inefficaces sur simple demande).

Ça ne change rien pour toutes les personnes qui m’ont consulté et qui ont eu des effets bénéfiques durables. Pensez juste que dans ce domaine, la preuve scientifique n’a en général qu’un objectif : confirmez ce que vous pensez déjà. Et dans le cas du « je n’en sais rien », les expériences d’autres êtres humains sont suffisantes. Ou la votre. Ce qui nous amène au fameux effet placebo. Déjà, ce n’est pas un gros mot. Si quelqu’un va mieux après une consultation, mission accomplie! Enfin, si c’est juste un effet placebo, pourquoi c’est moi qui le déclenche et pas le médecin traitant?

Il y a bien sûr tout un panel de théories scientifiques qui offrent des pistes intéressantes pour rationaliser l’activité de magnétiseur. Dans ce cas, on ne cherche plus la preuve mais une explication logique. Cette dernière va permettre à notre cerveau de développer un réseau neuronal qui accepte le magnétisme comme une compétence humaine. Même si vous mettez ça sur le compte d’une force supérieure qui vous dépasse, le cerveau a besoin d’un explication pour rendre la pratique possible.

Car s’il y a une compétence physiologique qui découle du magnétisme, elle est forcément liée au système nerveux et à un réseau neuronal dédié. C’est le principe de neuroplasticité. La pratique permettra ensuite une boucle de rétroaction (->ma pratique agit sur les cellules, donc les cellules valident ma pratique, donc ma pratique agit sur les cellules…). Voilà l’intérêt des preuves scientifiques : permettre à son cerveau d’accepter qu’il est possible de faire du magnétisme. Ce n’est pas de la magnétite, du magnétisme, le champ électro chimique qui passe par les mains, c’est une histoire d’intentions, et de réseau neuronal (même si j’admets une polarité électrique et une autre magnétique dans le corps, les mains, mais que je ne saurai expliquer).

C’est dans ce cadre qu’il sera utile tout au long de la formation de s’intéresser aux théories scientifiques, à la physique quantique, aux ondes scalaires, au cerveau, etc… Je vous invite d’ailleurs à consulter pour les plus curieux l’entrée « magnétiseur/guérisseur » du dictionnaire de l’impossible de Didier Van Cauwelaert. Tout ça donnera des explications qui n’ont rien de scientifiques pour les plus sceptiques, mais qui favoriseront votre pratique à venir. Le cerveau a besoin d’une explication pour justifier sa pratique, encore plus dans les domaines ésotériques, de développement personnel, etc…

Un peu comme la preuve d’amour finalement. Ça n’a rien de scientifique, mais ça permet d’expliquer pas mal de choses… Ce qui me permet une magnifique non-transition pour la prochaine démystification, dans deux semaines. On expliquera la différence fondamentale, entre médecine traditionnelle/conventionnelle, et médecines alternatives… sans preuves scientifiques bien sûr.

Bien à vous,

Boris


-Démystification suivante : Il n’y a pas de médecine douce


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Tous droits réservés – Boris Matter- 2020

A la recherche d’une histoire incroyable

Si vous êtes arrivé par hasard ici, grâce ou à cause des cycles de formations, sachez que je cherche depuis quelques mois une histoire incroyable à raconter. J’ai eu l’immense privilège de parler 20 minutes avec Arlette, mais pas avec Nicholas. Ils avaient tout deux des choses surprenantes à nous raconter, d’incroyables récits mêlant espoir et bienveillance.

C’est important de raconter des histoires. Vous en écoutez et en raconter tout le temps, que ce soit des ragots au travail, ou des émeutes à l’autre bout du monde. Chaque bout de conscience que votre conscience aperçoit ou heurte parfois, c’est une vie qui peut raconter pleins de choses. Alors, ce n’est pas toujours d’un intérêt certain mais pourtant, derrière une publicité, une série, une émission télé, c’est une histoire qui vous tiens en haleine, au point parfois de se coucher tard et de se réveiller fatigué.

Pourquoi? Qu’est-ce qui pousse votre cerveau à s’affranchir du temps pour savoir ce qu’il va se passer… Il y a pleins de biais cognitifs utilisés, et vos émotions deviennent une sorte de pile à alimenter qui va à son tour alimenter tout un système de pensées. Alors, voilà, j’ai adoré le récit d’Arlette et celui de Nicholas, mais je suis devenu accroc aux histoires des gens, aux histoires incroyables bien sûr.

J’ai passé près de 15 ans derrière un comptoir à écouter les récits de la misère humaine et lire quelques ouvrages de Zola suffiront à vous faire le récit de ce que j’ai pu entendre. Les actualités sont aussi un formidable terreau de mauvaises pensées mais si elles existent encore, il y a bien des gens pour regarder. Je ne leur jette pas la pierre parce que c’est inutile, autant que commenter une actualité. Mais ce qui fonctionne, ce sont les histoires, avec de belles émotions, et une fin heureuse (sans une tragédie au début comme Bambi ou Le Roi Lion si possible).

J’aime les trains qui arrivent à l’heure. Si vous avez quelqu’un, qui connait quelqu’un qui veut raconter une histoire, qui mérite qu’au moins deux êtres humains la lisent (moi et vous), alors prenez contact! Dîtes-lui qu’un modeste magnétiseur de province adore les histoires, et encore plus les raconter. Comme ça, un jour, quelqu’un cherchera quelque chose à raconter de beau, d’inspirant, et je pourrai gonfler mon orgueil en me disant que c’est ici que ça a commencé.

Je finirai sur un zeste de poésie de Antoine de Saint-Exupéry :

« fais de ta vie un rêve et fais en sorte de vivre ce rêve ».

L’un sans l’autre quand on y pense, ça marche pas…

A bientôt, Boris

Le magnétisme est une capacité, pas un don

En attendant de fixer les attentes de chacun et d’en faire un ensemble cohérent pour apprendre et développer certaines capacités, je vais commencer par démystifier certains préjugés. Il n’y aura jamais de preuves scientifiques dans ces futurs billets pour une raison simple : je n’en ai pas besoin. La pratique que je développe est sans danger pourvu que l’on ne cherche pas à remplacer le médecin et les résultats obtenus par empirisme sont les meilleures preuves de ce que j’avance. Si vous souffrez, voyez d’abord votre médecin traitant. On n’opposera jamais la médecine traditionnelle à la médecine alternative. Elles ont chacun leurs avantages et inconvénients.

Bref, prenons un peu de recul et reconsidérons le magnétisme. On ne possède pas de magnétisme pas plus qu’on ne possède l’oxygène qui passe par nos poumons. Le magnétisme est un terme générique que j’emploie pour expliquer aux curieux ma pratique qui se résume facilement : une personne souffre et ne trouve plus de solutions. J’aide cette personne à se soulager pour aller mieux.

Vous pouvez ensuite y mettre des chakras, des anges, de l’énergétique, des plumes, de la musique zen… Le cœur de la pratique est l‘amélioration de l’état physique ressentit par le client. Soyons clair aussi sur le terme client. Aucun diplôme ne m’autorise à parler de patient. Je ne parlerai donc que de clients car je vends une prestation de service. Maintenant rien ne m’empêche de considérer mes clients avec beaucoup de bons sentiments comme certains médecins compétents considèrent leur patients comme des clients.

Cette histoire de « don » créer une double illusion : que vous pouvez être un élu qui comprends mieux que les autres et que les autres sont des idiots qui n’ont pas compris que vous êtes un élu. Si on veut bien admettre que le magnétisme est une capacité à développer aussi facile que la capacité à faire du pain, ça risque de gâcher le plaisir pour certains. Et pourtant, vous pouvez apprendre à jouer d’un instrument, à parler et écrire une autre langue, à « magnétiser »…

Dire à quelqu’un « tu as un don pour le magnétisme » reviens à dire à quelqu’un « tu as un don pour le chant, pour la danse, pour les mathématiques ». En plus, rien n’est palpable au premiers abords, donc la reconnaissance subjective de votre « don » est soit la reconnaissance d’un réel talent, soit un attrape-nigaud. Considérez maintenant le magnétisme comme un artisanat comme un autre. Aucun artisan doué et compétent ne l’a fait sans beaucoup de travail et de ferveur.

Si vous n’avez jamais fait de pain et que je vous donne une recette, ça ne fera pas de vous un boulanger mais, vous saurez faire du pain. Faire du pain dans votre tête ça résonne comme « ok, de la farine, de l’eau, de la levure… ». Le magnétisme, c’est exactement la même chose : quelques intentions biens dirigées, une apposition des mains éventuellement… et un soulagement, un ressentit physique de symptômes diminués. Aussi simple que ça paraisse, aucune intervention divine, de guides ou d’anges n’est intervenue. La naissance d’une vie me semble bien plus miraculeux qu’une séance de magnétisme.

A mon humble avis, toute personne qui cherche à mystifier, à rendre le magnétisme réservé à une élite ou qui vous vante le développement de dons utilise simplement un biais cognitif très utilisé en marketing : le biais de supériorité. Vous penserez que vous êtes supérieur par ces dons et en ferez un commerce de formations lucratives. Avez-vous en tête d’ouvrir une boulangerie ou de vendre une formation de boulanger parce que vous savez faire du pain?

Le biais de supériorité est quelque chose de normal, ce n’est pas simplement se sentir supérieur d’un point de vue pathologique. C’est ce même biais cognitif qui me pousse à vous proposer mes talents de formateur…

Bien à vous,

Boris


-Démystification suivante : la preuve scientifique que le magnétisme fonctionne


Si mon travail vous plaît et que vous souhaitez y contribuer je vous suggère un livre que j’ai écrit. C’est un objet de divertissement plus qu’un guide, et ça m’aide également à me faire vivre ainsi que ce site. J’espère qu’il saura vous divertir et vous fournir une source d’inspiration supplémentaire :

Comment générer plus de santé et plus d’argent (et être plus heureux)?

Tous droits réservés – Boris Matter- 2020

Bientôt, cycles de formations gratuites!

Cher tout le monde,

Vous ne le savez peut-être pas, mais je fais un peu de pub sur facebook, et du coup je me tape aussi des publicités de confrères ou de centres de formations qui proposent pleeeeiiiinnnnnsss de choses. J’ai un avis très sévère sur le contenu que j’ai pu apercevoir, que je trouve cher, très cher et parfois malhonnête dans le marketing utilisé (des prix barrés avec des offres « exclusives » pour seulement 24h…) et je ne pouvais pas laisser aller le monde comme ça sans réagir.

Je sais que la planète prend feu, qu’on sort tout juste de déconfinement, et que les actualités donnent envie de boire l’apéro aussi longtemps que le foie peut le supporter mais moi ma spécialité, c’est le magnétisme, le bonheur, l’humour drôle… Entres autres. Alors voilà, j’aimerais faire de la formation : transmettre une part de connaissances au grand public.

Mais je ne sais pas vraiment ce qui intéresse le grand public. J’ai vu tellement de formations en écumant un peu ce qui se fait (développement personnel, coach, énergéticien, loi de l’attraction, chakras, méditations, chance, guérisseurs, chamanes…) à des prix exorbitants que je reste convaincu qu’il y a beaucoup de questions pour lesquelles j’ai beaucoup de réponses.

J’ai une idée bien précise de ce que j’ai à vous proposer mais peut-être que ça n’intéresse pas grand monde. Alors si le projet vous intéresse, partagez, commentez, dîtes-moi ce qui vous intéresse, ce que vous voudriez développer comme connaissances. On ne parle pas de secrets, mais de compétences. Libre à vous d’en faire ensuite ce que vous voudrez mais vous saurez que vous aurez accès à un contenu de qualité, gratuitement, et tout le temps, le cabinet restant ma principale source de revenus.

J’ai ainsi deux espoirs :
-que ça assèche les margoulins qui vendent des « techniques secrètes » pour « développer vos dons » et
-que ça permette au plus grand nombre d’être plus heureux.

C’est bien le but le plus intéressant dans l’ésotérisme et le développement personnel : être heureux et partager sa joie 😄.

Voici le lien de la page où sera mise en, ligne la dite formation : https://borismatter.com/cycles-de-formations/. C’est le début d’une folle aventure…

J’attends vos retours avec impatience.
Portez-vous bien,
Boris

L’incroyable histoire de Nicholas Alkemade

Vous pensez peut-être que je me suis endormi, ou que j’ai rendu les armes mais quenini. Je continue de les chercher mes histoires incroyables. Pendant que le monde est monde, que le soleil se couche et que la lune se lève, un modeste magnétiseur de province médite entre deux parties de poker en ligne et cherche une source d’inspiration à transmettre. Le récit qui va suivre va être plus court quee celui d’Arlette car je n’ai pas connu personnellement Nicholas et que c’est plus l’histoire d’un miracle que celui d’une vie. Mais entre nous, quelle vie n’est pas miraculeuse?

Alors je vais romancer un peu aussi et ensuite je vous donnerai ma source Wikipedia à moins que vous vous soyez auto-spoilé et que vous ayez déjà fait vos recherches. Alors voilà :

En 1944, l’Allemagne était un peu en mauvaise posture et les anglais aimaient bien faire des bombardements stratégiques en Germanie. C’est dans cette folle aventure que le jeune Nicholas est envoyé le 23 mars 1944 à bord d’un bombardier prêt à faire péter les bombes.

Quand vous regardez un film de guerre, la sensation de tirer avec une arme qui peut couper une vache en deux à 500 mètres et l’adrénaline provoquée est mal assimilable pour un spectateur avachit dans un canapé. Mais je vous assure qu’à ses 21 ans, à bord de son avion bombardier Avro Lancaster, Nicholas est chaud patate pour tuer du Bosch. La mission se passe « bien » puisque les bombes sont larguées et que tout le monde se prépare à rentrer.

Evidemment, si la guerre était si simple, ça ne serait pas la guerre. Sur le retour, son avion est pris en chasse par un JunkerJu88 de la Luftwaffe. Notre soldat britannique arrive à faire exploser l’avion allemand mais ce dernier, dans un baroud d’honneur a sérieusement endommagé l’avion allié. Il est en flamme et il se trouve que le parachute de Nicholas est dans les flammes… J’imagine que ça a dû être un grand moment de solitude : »bon, l’avion est en flamme, mon parachute aussi et j’ai le choix entre mourir dans cet avion en proie aux flammes ou sauter à plus de 5 600 m d’altitude… ».

L’instinct de survie s’appelle comme ça car il permet de prendre des décisions qui semblent incohérentes à première vue. L’aviateur décide de sauter en plein vol se disant que mieux vaut planer un peu avant de mourir que de crever brûler vif. A ce moment, aussi incroyable que cela paraisse, il survit. Il ralentit sa chute grâce au branche de sapins et à un très épais manteau de neige d’une forêt allemande. Il fume une clope en attendant qu’on vienne le cueillir malgré une entorse de la cheville.

La gestapo pense que c’est un espion parce que son histoire pue la baliverne. Ils iront sur le site du crash qui atteste son histoire et son identité. Nicholas sera libéré des camps de prisonnier un an plus tard en mai 1945, à la fin de la guerre. Il mourra à 64 ans le 22 juin 1987.

Certains vous diront que c’est grâce aux anges, à Dieu ou même au hasard du sapin et de la neige qu’il a survécu. Ce que je retiens, c’est que c’est possible. Si une personne arrive quelque chose, n’importe qui peut le reproduire même si je ne me vois pas sauter d’un avion à 5 000 m d’altitude (5km tout de même de hauteur…). En regardant sur wikipedia l’histoire de Nicholas, j’ai même vu qu’il existe une page dédié aux survivants uniques de crash d’avions.

Et personne pour en parler pendant le confinement…

(crédit photo : https://www.lifepersona.com/the-story-of-nicholas-alkemade-survived-a-fall-of-6000-m)

Une voie du bonheur

J’aime autant écrire sur le bonheur, qu’il y a de faits divers sordides dans les actualités quotidiennes. Et pourtant, je vous assure que c’est un sujet difficile à évoquer. Il y a maintenant près d’un mois que je cherche des histoires incroyables à raconter comme celle d’Arlette. Pourtant, toute l’industrie du divertissement (informations comprises puisqu’elle applique les codes du story-telling, la politique également mais c’est un autre sujet) raconte des histoires.

N’importe quel programme grand public, même petit public ou de niche utilise la narration, l’effet de suspense, de mise en scène pour raconter des histoires. Toutes les émissions de « télé-réalité » ont des équipes énormes qui réfléchissent à comment raconter des épopées (« Bryan va-t-il sortir avec Pamela? », ou « Jean va-t-il se faire exclure de son groupe comme une petite merde » par exemple). Derrière toutes ces histoires divertissantes, il y a ce mythe : « Les gens ont bien besoin de se détendre ».

Après on peut rajouter ce qu’on veut après la phrase « les gens ont bien besoin de se détendre :

  • avec des histoires niaises
  • avec des histoires intelligentes
  • avec des histoires inspirantes
  • avec des histoires heureuses »

D’un point de vue ésotérique je participe moi-même à ces histoires en y mettant des pensées quand j’écris à ce sujet. Mais j’y ajoute une autre pensée plus forte « des histoires inspirantes comme celle d’Arlette provoquent plus de bonheur ». Et c’est bien pour ça que j’en cherche désespérément depuis un mois maintenant. Il me faudra peut-être un an pour trouver une nouvelle Arlette qui vous coupe le souffle en 20 minutes d’une vie entière, mais je trouverai.

Le bonheur est toujours une affaire de choix. Dans cette petite révolte que je mène sur mon blog (qui ça va intéresser sur twitter?), je mise beaucoup sur l’effet de propagation des émotions. Vous pouvez bien sûr regarder ce qui se passe dans le monde (crise sanitaire/économique/sociale…) mais ici vous aurez toujours un exemple de joie et de bonheur qu’il est possible d’envisager et de suivre.

J’ai l’impression que souvent, les histoires épiques ont plus de succès, ou du moins celles qui suscitent de fortes émotions (vengeance, violence…). Le bonheur a un aspect mielleux que ne provoque pas la même dopamine qu’un verre de whisky mélangé à un cigare cubain. A mon sens toujours, le bonheur est un choix incroyablement difficile parce qu’il implique souvent des vertus quotidiennes. Etre à l’heure, être loyal, serviable, aimant, empathique, fort, représentent des rayons entiers de bibliothèques qui sont des pensées et des actions contre-intuitives.

Il n’y a aucun livre grand public qui apprend à fumer, boire, être infidèle, en colère parce qu’il suffit de le faire pour le devenir. A ce moment s’oppose la notion de bonheur immédiat et de bonheur différé. Cas typique : un régime alimentaire sain face à de la junk food régulière. Devenir un « champion » nécessite alors des efforts et un moral démesuré.

Bref, le bonheur n’est ni naturel, ni facile, ni confortable sinon pourquoi autant de gens auraient besoin de se détendre avec des histoires… Rassurez-vous, lire et écrire n’est pas non plus naturel pour un enfant à la naissance, mais ça s’apprend très bien. Il y en a même qui finissent par devenir des champions de l’histoire et qui propagent leur rêves comme on propage du bonheur.

Bien à vous,

Boris

L’honneur et la justice? Hahaha

Quand vous grandissez dans les années 90, vous avez forcément grandit avec Dragon Ball Z, Les chevaliers du zodiaque et le club Dorothée. A moins d’avoir eu une éducation sans télévision, il y a de grandes chances pour que vous ayez tenté un jour de refaire un kaméhameha dans votre chambre. Autant les enfants nés dans les années 2010 me demanderont comment j’ai fais sans Netflix, autant j’ai un souvenir heureux des pubs débiles pour acheter des jouets en plastique chinois entre deux mangas.

Ce truc frappant dans les mangas grands publics de ces années, c’est comment une justice divine s’accomplie. Le Karma et le héros sont toujours plus fort. Ça peut prendre 19 épisodes pour battre Freezer, on sait que Goku va gagner! Et dans le schéma narratif classique des séries d’action (Die Hard, Rambo, Saint Seya par exemple…) il s’agit toujours d’un mec qui va en défoncer pleins d’autres. Dans l’inconscient, ça créer une sorte d’image de héros juste qui est toujours plus fort qu’un groupe de méchants.

Pourtant, il est une valeur morale largement mise de côté dans toutes ces histoires : l’absence totale de combat juste et honorifique. Pensez-y : à chaque fois un groupe de personnes trop faibles pour se battre attendent qu’un ou plusieurs héros (Marvel et DC comics par exemple) viennent les sauver. Surtout que l’on trouve injuste que plusieurs méchants attaquent un seul gentil mais si le méchant est vraiment sadique, on est content que plusieurs gentils l’attaquent (hein Cell, c’est bien fait pour toi!).

Tout ça pour dire qu’à ce sentiment de révolte avec le monde que l’on peut avoir parfois quand on se réveille, il existe plusieurs stratégies pour se réveiller heureux (l’unique but de se blog en plus de vous divertir est bien de vous permettre d’être plus heureux, sinon pourquoi viendriez-vous?). Prenons exemple sur Batman, l’un de mes héros d’enfance : il se bat toujours contre pleins de mecs à la fois, content d’être à plusieurs pour le savater.

Dans la vraie vie, c’est souvent pareil. Pour avoir travaillé la nuit de nombreuses années, et avoir fait quelques mois dans l’armée, je vous assure que les bons sentiments d’honneur et de justice n’existent pas une fois que le soleil s’est couché. Si vous cherchez un combat valeureux et avec les honneurs, trouvez un club sportif qui pratique les arts martiaux et vous aurez l’opportunité de combattre, contre un adversaire, dans un espace réglementé. Ce qui est drôle c’est que l’origine martiale avait pour but de se battre par nature contre un ennemi plus nombreux ou plus fort.

La catégorisation du poids par exemple est une aberration martiale au regard des anciens et n’est apparu que dans les années 70. Imagine-t-on un agresseur vous surprendre de jour, dans votre catégorie de poids, sans risque de trop vous blesser? On s’étonne parfois dans les faits divers d’agressions qui ont lieu par un groupe contre une personne, de nuit avec un peu d’alcools et de drogue au milieu de ces rivalités. Qu’y a-t-il d’étonnant?

Si ces gens voulaient se battre dans les règles de la chevalerie, ils le feraient dans un club sportif. Alors non, je ne pense pas que la vie soit un immense champ de bataille ou une jungle, mais je ne trouve pas surprenant que des gens plus forts par des aptitudes ou par le groupe tentent de profiter d’une situation ou d’un autre groupe. Les belles valeurs guerrières (l’honneur, le combat équitable, la justice) sont utiles pour le vainqueur et pour les héros des histoires populaires.

Mais ces héros en général s’entraînent super dur, n’ont pas de famille ou d’enfants (je pense à Goku qui a un gosse mais il l’envoie s’entraîner dans la pampa à huit ans pour se battre dans un combat probablement mortel contre Vegeta…), et se battent toujours à un contre plusieurs et contre des types plus forts.

La morale de toutes ces histoires, c’est que si vous êtes révoltés parce qu’une situation semble profiter de votre faiblesse, il est possible de renverser la situation et qu’il est normal de livrer combat contre un ennemi plus fort (une addiction, un groupe malveillant, votre belle-mère…). Avant de se battre en pyjama en un-contre-un entre quatre murs, les arts martiaux apprenaient à se battre dans la nature, en un-contre-plusieurs, plus forts par le poids et la taille.

Et qu’est-ce qu’on apprends dans un dojo? Qu’avec de l’entraînement, la victoire n’est pas certaine mais plus probable. Oubliez les belles valeurs si vous cherchez la justice, l’honneur ou encore l’équité. Il va falloir produire ces valeurs vous-mêmes. Si un ennemi vous semble plus faible, allez-vous attendre qu’il soit de « votre niveau »?

Après c’est un schéma qui marche également pour le bonheur, la joie, la paix (Merci Ueshiba). Vous pouvez vous entraîner pour vous battre ou pour éviter de vous battre. Vous pouvez juger ou être un exemple. Vous pouvez apprendre à nourrir une révolte ou à nourrir la paix. « Ouais Boris, c’est super le monde des bisounours martiaux mais comment je fais pour pas être révolté avec tout ce qui passe dehors? »

C’est une excellente question mais je vous cache pas que ça va demander de l’entraînement…