Catégorie : blog

Une histoire de la violence : le poulet est mort.

Il y a deux formes de violences dans le cerveau d’un animal : celle qui lui permet de choper une copine, de se reproduire et de montrer qu’il a la plus grosse et celle qui l’oblige à survivre. Cette dernière doit être en mesure de tuer. Il n’y a aucune raison de juste faire mal, si la survie est en jeu. Alors comment réagit le cerveau humain, après quelques années d’évolutions? Plus ou moins de la même façon.

D’ordinaire, en société, quand elle est civilisée (vous pouvez mettre dans ce dernier mot tout ce qu’il vous plaira), la capacité ou l’importance de la fuite est souvent sous-estimée. Je n’évoque pas celle d’une bagarre de bar où l’ego va défendre ses idées reçues. Exemple : « il m’a mal regardé/parlé, je dois lui casser la gueule ». La survie n’est absolument pas engagée mais le cerveau a une faculté incroyable a transformé une émotion en besoin vital. L’alcool par exemple…

Si la survie est engagée, la partie la plus primaire de votre corps ne va pas réfléchir, elle va fuir, ou se battre dos au mur. Si vous êtes du genre à martyriser des êtres humains, faîtes attention à celui qui va se battre, les mains ouvertes en ayant peur, il sera certainement plus apte à vous tuer par erreur qu’un type qui se bat les poings fermés en étant juste énervé. Ce dernier sera en état de ritualisation de la violence. Il n’y a pas besoin d’un ring pour ce type de rituel issue de notre évolution de mammifère.

A quel moment vous estimez une situation violente? Quand elle provoque un stress? Prenons l’exemple d’une situation au travail ou dans un couple qui provoque plus qu’un simple stress. La fuite est certainement le moyen le plus sûr et le plus efficace de résoudre le problème au moins temporairement. D’autres problèmes seront à résoudre (un nouveau travail, un nouveau lieu où vivre, etc…) mais si c’était si simple, verrait-on autant de personnes subir leur travail, leur couple, leur vie.

Un schéma sera mis en place pour justifier alors une situation violente : « j’ai besoin de ce travail » par exemple. Vous voyez, la peur est un formidable moteur qui permet une grande violence récurrente à laquelle le cerveau et le corps s’habitue très bien pourvu que la mort ne soit pas un risque immédiat. Si l’on peut prédire à quelqu’un qui subit son travail la date de sa mort en lien direct avec son labeur, vous ne pensez pas qu’il changera immédiatement de travail, ou arrêtera de fumer?

Il existe une façon imparable de ne pas subir de situation violente : se préparer à l’éventualité d’une telle situation. Vous regardez les faits divers sordides de temps à autre avec des gens agressés qui meurent « bêtement »? Ça vous effraie? Avez-vous pris des cours de self-défense depuis? Je pense vraiment que la joie et l’amour sont de loin de meilleures émotions à entretenir que la colère ou la violence, mais si un type tente de vous faire souffrir, l’amour n’est peut-être pas la réponse instinctive la plus adaptée.

Vous voulez une idée de la violence nécessaire pour préparer son corps à un réflexe de survie? Tuez votre propre viande à l’occasion si vous en mangez. J’ai la chance de vivre en province et d’avoir un grand-père qui m’a montré comment tuer et préparer un poulet avant de le cuire. C’est pas aussi évident que de commander des nuggets au fast-food… Quand vous rentrez dans le poulailler pour choisir un animal, tout le monde sait pourquoi vous êtes là et toutes les poules courent à l’exacte opposée de vous.

Ensuite, il faut garder fermement la poule en main, l’assommer et l’égorger. Vous n’avez plus qu’à la plumer et la dépecer. Je vous garantie que vous mangerez certainement moins de viande après ça, au moins un temps.

Dans vos élans de colère, quand votre esprit s’égare dans une zone de non-droit de votre tête, imaginez la violence qu’il faudrait alors déchaîner pour traverser une peau humaine et engager le pronostic d’un agresseur. La fuite est certainement toujours la meilleure option en cas de danger. Après la notion de territoire intervient également dans certaines situations, mais dans ce cas c’est le mammifère en vous qui s’exprime, en voiture par exemple, ou dans un bar.

La situation peut vous sembler violente, mais elle est toujours moins que pour le poulet qui a finit dans votre assiette. Enfin, quand vous regardez, commentez, menacez de violence, sur les réseaux sociaux par exemple, c’est la violence ritualisée qui s’exprime, celle qui se transforme en émotion. L’instinct de survie se passe d’émotions, et de commentaires.

Comment travailler, son instinct de survie et une violence ritualisée? Faîtes des arts martiaux, avec l’état d’esprit qui vous convient. Mais pensez qu’au Japon féodal, les pratiquants s’entraînaient à se battre à un contre plusieurs adversaires. Bah oui, dans une situation où la survie est engagée, on va pas se battre « à la loyale », à un contre un.

Vous croyez que c’est juste pour le poulet de finir dans votre assiette? Il peut même pas apprendre le karaté pour se défendre.

Au cœur de l’océan, c’est parfois difficile d’être une goutte d’eau

Si vous suivez ce blog depuis sa création, vous verrez que je ne commente jamais l’actualité, ou alors de très loin pour deux raisons. Ma sphère d’influence limitée d’abord : peu importe la misère ou l’opulence de ce monde, je limite mon influence à ce que je peux palper. A titre d’exemple, des douches froides pour lutter contre le réchauffement climatique (imaginez l’énergie économisée si 40 millions de personnes en France, arrête de chauffer son eau pour une douche, tous les jours…).

Ensuite parce que l’actualité est basée sur nos émotions. Chaque information a une portée émotionnelle non-négligeable. Si les faits étaient suffisants, un fil d’actualité twitter ou une depêche AFP serait assez pour couvrir « l’actualité » mais ce n’est pas le cas n’est-ce pas? Vous pouvez ensuite accuser la conspiration mondiale, le groupe des 100 fortunés qui contrôlent la moitié des ressources de la planète ou même juste l’état, il y a une chose cachée derrière votre sphère d’influence qui bat tout le reste : le libre arbitre.

On est en droit de se demander à quoi ça sert, quand il y a des factures à payer et une pression financière forte pour boucler une ou plusieurs fins de mois. Eh bien si vous n’avez pas le choix, ça reste toujours plus agréable avec le sourire. Avec un peu de recul, vous verrez que je me répète beaucoup au fil des semaines. Ça me donne l’impression de vous donner la recette de l’eau chaude régulièrement…

Mais il y a une curiosité différente cette semaine : l’effet de la foule ou de masse. C’est comme ce panneau souvent visible sur les réseaux sociaux ou l’on voit un mouton noir avancer à contre-sens au milieu d’un troupeau de mouton blanc avec une phrase du genre « ne soyez pas un mouton blanc » ou que sais-je encore. Mais si tout le monde publie la même image, l’ironie de la situation est savoureuse.

Et pourtant, la foule a cet aspect positif, une forme de sagesse de toutes les consciences combinées. En théorie des nombres, on appelle ça la « sagesse de la foule » si ma mémoire est exacte. Un mathématicien avait demandé dans une foire le poids d’un bœuf il me semble aux passants. Bien que certains donnaient des poids avec des écarts importants, l’accumulation de toutes les réponses donnait à 10% près le poids de l’animal sur des centaines de personnes interrogées.

Quand vous entrez dans le mouvement d’une foule, toutes les émotions sont amplifiées, que ce soit dans en regardant une même information, dans un cinéma ou dans une manifestation (sportive par exemple). Et derrière chaque conscience, le libre arbitre a choisit de se jeter dans cet océan. Il paraît bien difficile d’engendrer des océans de paix et d’amour par les temps qui courent.

L’injustice, la colère, la frustration sont tout autant d’émotions amplifiés quotidiennement au point d’en devenir addictifs à certains égards. Et puis d’un coup il faut choisir : être heureux en famille malgré la misère du monde, apprécier de respirer malgré la souffrance du monde, être libre malgré 100 types qui contrôlent la moitié du globe… Vous pouvez monter du doigt mais à nouveau, êtes-vous un exemple à suivre? Dans quel domaine?

Rassurez-vous, être une goutte d’eau, c’est difficile dans l’océan. Mais chaque goutte d’eau a le choix d’engendrer la paix, de l’humour et pourquoi pas un peu de joie.

La semaine prochaine, nous parlerons un peu de la violence. Parce que je comprends que toutes ces théories, c’est bien dans un monde imparfait où la paix règne. Mais il doit bien y avoir un moment où se défendre doit être légitime (pas que dans le cas d’une guerre préventive).

Qui veut la paix? Prépare la guerre…

S’asseoir n’est qu’un futur que l’on créé

Avertissement! Cet article ne démontre rien de scientifique. Il n’est que le produit d’une pensée embuée d’un dimanche matin. Il est inutile et de lire ces lignes dans un autre but que de chercher à améliorer sa vie par sa propre expérience. Sous-traiter son bonheur à un élément extérieur (biens de consommations, relations amoureuses, météo…) vous rend dépendant de cet élément. Heureusement, le choix émotionnel permets de palier à ces événements. Ceci ne remplace ni l’avis, ni la consultation de votre médecin traitant. En cas de doute et/ou d’urgence vitale, consultez les personnes compétentes. (PS : un rhume n’est pas une urgence vitale).

Une capacité du cerveau flagrante, juste sous votre nez mais dont on sous-estime l’utilité est sa faculté de créer le futur. Je vous parle pas de théories new age ou d’une énième loi de l’attraction. Prenons l’exemple de la chaise quand vous allez vous asseoir : si un petit rigolo s’amuse à retirer la chaise au moment où vous vous êtes en train de vous asseoir, même si vous l’avez vu, votre mouvement va s’achever.

C’est un principe utile à savoir si vous faîtes des arts martiaux (c’est dans un ouvrage dédié de Henry Plée que vous trouverez plus d’exactitudes à ce sujet). En substance et dans mes souvenirs, l’idée est que votre cerveau, une fois qu’il visualise la fin d’une action, il est dans sa lancée et rien ne l’arrête. Peu importe que votre chaise soit sous vos fesses, si vous avez décidé de vous y asseoir, c’est parti.

A mon humble avis, cette capacité s’étend à tous les domaines qui engagent une décision. Se gratter la tête, aller au travail, se marier… Pour que votre conscience créé l’illusion du temps, il faut bien des souvenirs qui vous projettent en arrière et un futur probable à matérialiser. S’asseoir devient un futur projeté. Une fois projeté, il est difficile de freiner ce futur, plus encore quand le petit rigolo vous enlève votre chaise au dernier moment.

Dans un combat de karaté, le cerveau traite avec difficulté l’afflux d’événements (protéger ses dents et défoncer le mec en face). Créer un léger décalage entre chaque coup va perturber le cerveau de votre adversaire, plus encore si vous vous êtes entraîné à être très rapide. Le cerveau ne traite qu’un futur à la fois et si vous avez appris à attaquer avec 2 voir 3 coups à la fois qui s’enchaîne de façon irrégulière, bon courage pour le type en face.

De la même façon, quand vous prenez une décision, il faut bien envisager le futur pour que votre cerveau évite de reprendre une habitude. Si votre futur n’est pas matérialisé, comme un souvenir que vous auriez placé dans le futur, votre cerveau va recréer le même schéma qu’à son habitude. En arts martiaux, dans le cadre d’un combat réel (pour tuer ou se défendre, pas dans un rituel de mammifère qui pense), l’importance est de développer des réflexes conditionnés. Mais si vous ne survivez pas, le réflexe conditionné s’appelle une habitude.

Prenons, au hasard, le cas d’une relation toxique. Vous savez, votre copain ou votre copine qui arrive pas à se détacher d’un partenaire (« ce coup-ci on se quitte pour de vrai »)? L’habitude est plus forte quand le futur n’est pas créer, c’est-à-dire envisagé dans l’action. Se quitter sans envisager un futur indépendamment de la relation toxique, c’est comme rester à demi-assis en se disant « bon, je m’assoies? Mais si quelqu’un enlève la chaise? ».

Une addiction a le même principe. « Je fais quoi quand j’arrête de boire/de fumer/de trop manger? » est la question qui doit impliquer une décision. Ai-je envie de m’asseoir? Une fois assis, vous allez mangez, lire, jouer à donjons et dragons… Une fois sevré, vous allez mangez, lire, jouer à donjons et dragons. Et après plusieurs futurs matérialisés, vous aurez créé une nouvelle habitude. Le futur se mettra en place de façon automatique, aussi sûrement que vous respirez à chaque instant.

On ne parle pas ici de loi de l’attraction, de pensées positives ou de physique quantique. On parle de l’incroyable capacité du cerveau à prendre et engager une décision jusqu’au bout, indépendamment du petit con qui rigole de vous voir vous taper le cul par terre. Maintenant, peut-on considérer que manger debout est une décision créée dans le futur?

Bon dimanche à tous,

Boris

La chaussure ou le premier déclin de l’humanité

Toujours prêt à voyager dans le temps pour comprendre le sens de la vie, nous vous proposons aujourd’hui un reportage inédit sur cette formidable invention : la chaussure. Pas besoin de savoir comment est née la première civilisation, comment une cinquantaine de personnes prennent le pouvoir sur des centaines de milliers ou comment une pensée influence le cours de l’histoire… Alors que l’humanité marchait pieds nus depuis des millénaires, pourquoi y avoir mis un morceau de cuir?

Grâce toujours à notre machine à remonter le temps, nous avons surpris cette conversation entre deux gens. Nous tenterons de rester fidèles à sa transcription malgré les problèmes évidents de traduction que cela implique : »

-Qu’est-ce que tu fabriques? C’est quoi cette peau de vache sur ton pied?

-J’en ai marre de sentir des chatouilles sous le pied quand je marche. J’y ai mis une sorte de protection. Si ça fonctionne je pourrai même le revendre et faire des profits!

-HAHA! Tu penses vraiment alors que le pied se renforce naturellement, que la peau s’épaissit, et qu’il est parfaitement résistant aux éléments, que tu vas vendre ça à des gugus? Déjà, l’eau chaude j’avais des doutes, mais maintenant ça. Franchement et après quoi, un moyen de se renforcer sans faire d’efforts physiques?

-De quoi tu te plains? c’est le progrès, et puis si mon invention est bête, personne l’achètera. Tu penses que quelqu’un pourrait acheter quelque chose d’absolument inutile?

-En plus d’être inutile, ça l’affaiblit! Ton cuir là, sous le pied va bien empêcher les muscles de la jambe de se renforcer naturellement. T’as pas remarqué que depuis qu’on a développé l’eau chaude, les gens ont tout le temps froid? Ta chaussure va tuer le progrès et rien ne sera plus jamais assez confortable pour satisfaire la fainéantise des gens!

-Détends-toi. J’invente la chaussure pour les gens fragiles. Pourquoi une personne en bonne santé qui veut rester forte utiliserait un confort qui l’affaiblit? »

Ainsi s’achève ce reportage sur l’invention de la chaussure. Nous voulions comprendre comment fut inventé l’eau chaude mais visiblement elle fut créée pour cuir des aliments et un homme se mit en tête de se laver avec cette eau…

Vous l’aurez compris chères lecteurs, l’idée d’un progrès qui asservit l’humanité a commencé bien avant l’invention de la télévision.

Boris Matter pour vérité magazine depuis la lune, le 22 décembre 2219.

Bien préparer sa révolution pour Noël

La définition qui nous intéresse ici est celle-ci : Mouvement d’un objet autour d’un point central, d’un axe, le ramenant périodiquement au même point. Je l’ai prise dans larousse en ligne. La période est propice pour en parler car avec Noël qui approche et le début de l’hiver, une révolution s’effectue comme chaque année. Notre sphère d’influence limite évidemment notre capacité à modifier les saisons, mais pas à les vivre pleinement.

Vous pensez avec nostalgie à l’épisode caniculaire de l’été dernier? Vous pensez que finalement, l’eau chaude est une formidable invention? Peu importe. Intéressons-nous à la symbolique de ce mouvement : une révolution. Voyez comment chaque année, inlassablement, le temps semble s’arrêter, la nature hiberne et les arbres se mettent au repos. Nous devrions prendre exemple sur les arbres, ils sont plus malins qu’ils en ont l’air.

Mais alors, pendant que la météo suit son cours, et que les médias nous rappellent qu’il fait froid en hiver et chaud en été, que faîtes-vous pour suivre cette révolution? L’approche de Noël est aussi un bon point d’ancrage pour étudier cette symbolique. En dehors de l’aspect famille et cadeaux que je trouve très agréable, il y a un sens plus profond : celui de l’altérité, de la gratuité et du recommencement, comme un enfant qui vient au monde. La naissance de Jésus s’est ainsi retrouvé anti-daté (il serait née en plein été) pour coller avec les anciens rites païens.

Vous trouverez facilement l’origine de cette fête sur le net. Ce qui nous intéresse, c’est qu’elle est là pour fêter la fin du raccourcissement du jour, et qu’elle prépare le début de l’année. En accord avec la nature, vous pourrez apprécier d’avoir passé une nouvelle année, un nouvel hiver et de voir renaître encore la nature. Les arbres, les plantes ne s’apprêtent pas à bourgeonner soudainement le 21 mars mais se sont préparés aussi pendant cette hibernation.

Je vous invite alors comme les arbres et les ours à hiberner. Prenez le temps de vous ennuyer. C’est certainement plus difficile à faire si vous avez des difficultés à travailler, à payer des factures, et que vous êtes pris dans un tumulte d’événements. Mais sur ce blog, j’aime rappeler que les émotions s’amplifient et qu’elles engendrent des situations favorables à cette émotion, quelle qu’elle soit : amour, joie, colère…

Alors, pouvez-vous rendre vos émotions indépendantes de la conspiration mondiale? Avez-vous cherché et appliqué une solution pour engendrer les émotions qu vous souhaitez éprouver? A Noël, quand je suis avec femme et enfants pour manger un repas de plus dans l’année, pourquoi celui-ci serait-il « plus important »?

Parce que la nature me rappelle sa révolution et que je vais avoir la chance de recommencer une nouvelle année. Cette émotion s’amplifie, et tout peut recommencer à nouveau. Noël devient l’anniversaire de nos bons sentiments. Recommencer, jusqu’à obtenir le même résultat d’amour, de joie et de paix, n’est-ce pas le but d’une révolution?

Le problème, c’est la solution

« Ah oui Boris, j’aimerai bien … (remplissez les pointillés. Ex : être heureux, riche, en bonne santé, avoir de l’argent sans travailler, changer de boulot, changer de conjoint(e)…) Mais pour ça, il faut que je … (remplissez les pointillés avec la même phrase que précédemment. Ex : être heureux, riche, en bonne santé, avoir de l’argent sans travailler, changer de boulot, changer de conjoint(e)…)

Vous avez une personne peut-être dans votre entourage qui rumine, qui a le même problème. J’ai eu ça dans l’un de mes travail. Beaucoup de ces personnes ne s’épanouissaient pas et à la question « pourquoi tu changes pas de travail? » j’entendais souvent un bon gros « il faut pour ça que je trouve un autre travail, à 10 minutes de chez moi, payé tant… » Comme si c’était un effroyable problème.

C’est effroyable effectivement mais c’est la solution. Pensez à l’histoire de l’éléphant rose : l’Univers se moque des mots comme « ne », « pas », « surtout pas », « tout mais pas ça »… Imaginez juste que vos pensées associées à vos émotions (est-il possible de les dissocier?) permettent d’engendrer des situations favorables. Si vous êtes assis en espérant gagner au loto, quelle émotion suscitez-vous, pour vous-même et dans votre sphère d’influence?

Maintenant vous avez juste envie de voyager en faisant le tour du monde, par exemple. Vous vous dîtes « ah quand j’aurais un million de dollars je pourrais me le permettre »… Avez-vous compté combien cela coûte de voyager et de faire le tour du monde? Une grande leçon de « la semaine de 4 heures » de Tim Ferris, est l’importance de coucher sur le papier un projet quelconque. Le travail idéal, ou voyager, ou même quelle femme idéale épouser par exemple, sont des désirs qui méritent d’être clarifier sur une feuille blanche.

Et en admettant qu’avoir un million de dollars est la solution à tous vos problèmes, avez-vous étudié une stratégie pour le devenir? Selon un article dont j’ignore la rigueur journalistique, le nombre de millionnaires en France a doublé de entre 2013 et 2019 passant de 2,1 millions de personnes à 4,2 millions de personnes. Avertissement : j’ai bien conscience qu’il y certainement au moins autant de personnes qui se sont appauvris, si ce n’est plus.

Mais cela fait 4 millions d’exemples que l’on peut suivre et dont on peut s’inspirer. Si on enlève les gagnants au loto et les pionniers des crypto-monnaies, il reste à mon avis un bon nombre de personnes qui peuvent servir d’exemple. Et on ne parle ici que des personnes qui souhaite avoir un million de dollars sur leur compte en banque. Vous espérez, un nouveau job, une meilleure santé. Cherchez un exemple et reproduisez-le.

Parce que les pensées, associées aux émotions sont un moteur très puissant de l’imagination qui se répercute immanquablement dans la réalité. Et si vous regardez sans cesse des gens malheureux, qui se plaignent et qui souffrent avec beaucoup de bruit, vous répéterez cet exemple bien malgré vous. Cherchez des gens qui sont justes, heureux, en bonne santé et vous propagerez cet exemple. Suivez les exemples, pas les conseils.

Pour finir, une vidéo sur laquelle je suis tombé par hasard : un mannequin, sportif, avec un coeur artificiel. Voyez l’exemple d’un homme qui se bat tranquillement pour rester en vie, et qui semble plein de joie.

Bien à vous,

Boris

Il y deux types de décisions : celles que l’on répète et celles que l’on répète.

A quel moment, le changement, aussi soudain soit-il devient-il le résultat d’une prise de décision? Vous êtes inscrit à la salle de sport, vous y allez deux fois par semaine, et vous avez enfin votre corps de rêve et vos performances athlétiques! Mais a quel moment peut-on s’approprier tous ces changements pour se dire « je suis »?

Pourquoi se poser la question? on essaie de déterminer ce moment où le changement est effectif et ce qu’il faut de décision pour opérer ce changement. Il est permanent mais il devient visible après un certain nombre de répétitions : on appelle ça une habitude. On les développe certainement plus facilement qu’on les prend. C’est parfois long de développer un nouveau système neuronal en vue d’atteindre un objectif.

C’est l’une des utilités du temps, elle permet d’ancrer des changements dans la durée. Vous imaginez, c’est comme si des gens attendaient début mars pour se sculpter un corps de rêve avec des tablettes chocolat apparentes pour mai, (haha), alors qu’on peut estimer à 2 mois des résultats à peine visible pour quelqu’un qui commence le sport.

Tout dépend du facteur émotionnel que vous avez associés en amont de votre désir ardent de changer quelque chose. Quelle émotion se mélange à votre ardent désir d’avoir un corps d’Appollon? Avoir une nouvelle copine, ou faire mille pompes n’est pas une émotion. Vous souhaitez être fier(e), montrer au monde de quoi vous êtes capable, développer votre confiance en vous?

C’est important, parce que quoi que vous en pensiez, avec un peu de recul vous observerez que cette émotion va aller en s’amplifiant et votre habitude, si elle n’est pas mûrement réfléchie et associée à une nouvelle émotion, va aller aussi en s’amplifiant. Et il arrive, qu’une émotion se cache derrière un désir ardent. Si votre désir d’avoir ce nouveau corps est issu d’une frustration que vous n’avez pas déterminé, elle risque fort d’être encore plus prégnante.

Pour une raison que j’ignore, les premières difficultés quand à ces décisions à répéter deviendront ces nouvelles frustrations qui deviendront plus fortes : une addiction émotionnelle est née. Alors qu’en identifiant une émotion à engendrer : le plaisir différé, le goût du défi (nous dirons que c’est une émotion pour mon exemple) permet de prendre et de répéter des décisions.

Si vous cherchez à faire du sport, l’envie de faire une répétition supplémentaire doit être ce « truc » à créer. Bizarrement, se frustrer comme l’on est frustré de ne pas boire un dernier verre à l’apéro est le même mécanisme qu’il faut développer si vous souhaitez faire du sport, apprendre d’un instrument, développer une capacité surnaturelle à être heureux…

Une fois que vous avez une émotion associée à une décision, la décision se répète et l’émotion s’engendre : Bravo! Vous avez créer une nouvelle habitude. Attention tout de même, sa fonctionne dans les deux sens mais pour une raison que j’ignore, il est plus facile de devenir alcoolique qu’un homme d’affaires avertit.

Le secret est pourtant le même, prendre et répéter une multitude de décision. Comme écrire un article sur un blog régulièrement par exemple…

Quand le corps se renforce, l’esprit se renforce. Quand l’esprit se renforce, le corps se renforce.

« Et le sport, c’est bon pour ce que j’ai? ». « Manger des pommes, c’est bon pour ce que j’ai? ». Renforcer ses intentions, est bon pour le corps ET l’esprit. Je suis encore surpris que l’on puisse dissocier les deux. Mais regardons de plus près ce mécanisme sous-estimé chez l’être humain. Que se passe-t-il quand vous pratiquez une activité physique? Derrière les tablettes de chocolat un puissant processus se met en place pour vous renforcer.

Je répète à l’envie qu’il faut s’intéresser au processus pour développer des boucles de rétro-action qui vont favoriser votre environnement direct (corps/esprit) et indirect (le monde qui vous entoure). Mais il ne faut pas ôter tout but visé par le processus et quand vous recherchez à renforcer le corps ou l’esprit, toutes les méthodes sont bonnes si vous savez pourquoi vous le faîtes.

Espérer une meilleure santé est bien mais c’est comme espérer plus d’argent. Un euro est plus d’argent. 100 grammes en moins sur la balance peut être un indicateur de santé qui s’améliore. Mais dans quel but? Aller dans une salle de sport pour avoir un beau corps et aller dans une salle de sport pour voir du monde et partager une expérience en société autour du sport sont deux choses différentes.

L’alimentation, comme les émotions, est une quintessence de ce principe. Vous devenez ce que vous ressentez, ce que vous mangez. Mais alors, par où commencer? D’abord le sport ou la méditation? Est-ce que la maladie vous déprime, ou est-ce que vous êtes malade parce que vous êtes déprimé? C’est cette bonne vieille poule qui revient à nous.

Mon opinion, puisque vous acceptez de la lire est que tout les chemins mènent à Rome. Si vous arrivez à dissocier vos pensées, vos joies vos frustrations de votre corps ou à courir, vous muscler sans y penser, choisissez ce qui vous semble être une priorité. Mais si vos pensées s’accrochent furieusement à votre tête j’ai une excellente nouvelle portée par le titre : quand votre corps se renforce, l’esprit se renforce. Quand votre esprit se renforce, votre corps se renforce.

Si vous cherchez la guérison, peut importe les pommes, le yoga, la marche, le vélo ou que-sais-je encore. Voyez une fois de plus vos actes et vos pensées comme une source infinie d’énergie qui ne fera qu’amplifier ce que vous faîtes déjà. Le point culminant à tout ça? Le libre-arbitre. A n’importe quel moment vous pouvez changer des processus mis en place depuis des années, qu’ils soient bénéfiques ou pas.

Je donnerai le dernier mot à ma grand-mère qui résume bien la situation avec un bon sens qui lui était propre : un moment, faut bien se sortir les doigts si on veut y arriver! Alors, on commence par le sport, les pommes ou le yoga? Dans tous les cas, c’est bon, pour le corps, ET l’esprit mais pas forcément dans cet ordre.

La 1ère chaussure de l’humanité

Le confort est le fruit d’une succession de fainéant qui se sont dit « pourquoi je ferai quelque chose d’aussi difficile quand ça pourrait être tellement plus simple? ». Regardez un escalator. J’imagine toujours un type se mettre devant un escalier un jour et se dire « il montera pour moi, tout seul! j’en ai marre de gravir un étage à pied! ». On en est au point dans l’humanité où l’on peut vous suggérer de monter un escalier à pied une fois par jour pour votre santé.

Vivement l’explosion de l’intelligence artificielle…

Y en même qui achètent des appareils pour muscler le corps sans effort à l’aide de courant électrique envoyé dans le muscle. Mais aux origines, quel était le premier fainéant de l’Histoire qui s’est dit « Naaaaaaann, il doit y avoir un moyen plus facile de le faire ». Je ne pense pas que ce fut l’invention/la découverte du feu, mais l’invention de la chaussure!

Pensez-y : même si le micro-onde remplace le feu parfois pour cuire des aliments, il y a cet aspect essentiel qui fait qu’on ne le classe pas dans la catégorie des choses inutiles (comme l’invention du light par exemple). Mais la chaussure? Un jour, alors que la peau de son pied était apte à encaisser des brindilles de bois et du gravillon, un type a dit : je vais y mettre du cuir, juste pour voir.

Et là, il a dû être fêté dans tous le village. Des années plus tard, plus personne ne peut s’en passer. Mais ce qui m’a poussé à la réflexion c’était le récit d’un type qui avait les genoux en vrac et qui s’est mis à courir pieds nus car « la chaussure en compensant ce que le corps doit faire (absorber le choc) empêche une récupération normale des micro-traumatismes des genoux qui deviennent des blessures ». En substance c’est ce dont je me souviens d’un récit glané sur le net.

Que fait-on dans ce cas? On essaie pardi! Et me voilà donc à courir pieds nus derrière chez moi, sur le bitume… Vous voulez un exemple flagrant de la façon qu’a votre chaussure de compenser ce que toute la chaîne de muscles, d’articulations et de système nerveux doit faire en temps normal? Courrez pieds nus, même un peu, juste pour voir. Vous verrez comme si les muscles des orteils, des pieds, des mollets et au-dessus du genoux se disaient « tiens c’est marrant, y a en a ici… »

A titre d’exemple, si les kényans écrasent tout le monde sur les épreuves de course d’endurance, c’est peut-être parce qu’ils ont cette habitude. J’avais aussi lu quelque part (me demandez pas où) que les spartiates s’entraînaient sans semelles de cuir pour avoir une meilleure détente et amplitude dans leur mouvement et une meilleure chaîne musculaire des membres inférieurs comparativement à leurs ennemis.

Alors ça c’était avant mais la peau de votre pied doit être plus ou moins la même que celle d’un spartiate. Il a juste pris l’habitude de s’entraîner pieds nus (entre autre). Mais si on peut prendre des habitudes comme prendre un escalator, un ascenseur pour deux étages ou mettre une barquette dans un micro-onde, on peut aussi arrêter le PQ, prendre que des douches froides et courir pieds nus de temps en temps.

Mais pour quoi faire?

L’éléphant rose de l’Univers

Dieu, le Karma, l’Univers (appelez-le comme vous voulez) est un serviteur très docile et très obéissant. « Demandez et vous recevrez » n’est-ce pas? Mais celui qui a agencé tout ça a sûrement un sens de l’humour très développé. A quoi sert l’humour? a contourner la censure pardi. L’esprit humain, quand il désire peut être très tyrannique mais heureusement, tout est prévu.

Il y a deux facteurs essentiels à vos intentions : l’objectif, et la pensée pro-active.

L’objectif d’abord doit être clair. Vous avez la santé? Vous avez ce qu’il faut pour vivre? Que vous faut-il de plus? Plus d’argent et plus de santé? Cela signifie pour votre serviteur que vous êtes en bien mauvaise santé et bien pauvre s’il vous en faut toujours plus car Il ne réagit pas qu’à votre objectif, mais également aux émotions qui y sont associés.

Si vous espérez de tout votre cœur le jackpot pour changer votre vie, c’est que vous êtes bien pauvre et bien malheureux (deux émotions ((oui nous considérons ici la pauvreté et la richesse comme des émotions)) très vives). Et que fait Dieu avec vos émotions? Il les amplifie. C’est une théorie ésotérique qui explique facilement pourquoi « les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent ». Alors, l’objectif derrière tout ça?

Cette idée est bien décrite dans « la semaine de 4 heures » de Tim Ferris. De l’argent mais pour quoi faire? Vos objectifs sont atteignables si vous les fixez clairement (par exemple : partir 6 mois autour du monde, acheter une moto, une maison, un téléphone). Si vous n’avez pas ces objectifs, vous finirez comme un riche qui s’ennuie et qui dépense pour s’occuper. Triste vie n’est-ce pas?

Alors avec votre santé et votre argent, que ferez-vous de concret? Etre heureux, voyager, avoir un travail qui vous plaît ne sont pas des choses concrètes. Pratiquer du saxophone, partir à Jakarta, gagner sa vie grâce à une activité de programmateur informatique sont des exemples de choses parfaitement concrètes. Vous voulez ne rien faire et gagner beaucoup d’argent? C’est faisable mais ça prend forcément un peu de temps. Une tranche de vie suffit. Jeff Bezos n’a pris que deux décennies pour devenir l’homme le plus riche du monde, et il continue de travailler à ma connaissance.

Tout ce petit exposé nous amène au 2ème facteur essentiel : une pensée PRO-active, pour quelque chose, dans un but précis. Pour vous donner un exemple concret, voyez Dieu comme un garçon de café dévoué : il vous sert avec plaisir, mais la commande doit être claire, un pourboire fait toujours plaisir, et faut pas le faire chier (qui sait de quoi est capable un serveur contrarié?). Êtes-vous déjà allé dans un bar en disant au barman « je ne veux pas de whisky, pas de vodka, pas de coca, pas de café »?

« Vous voulez quoi? »; « Je ne sais pas. » Quel serveur saura vous servir dans ce cas. Le processus est encore plus subtil car il fait appel à vos émotions encore et toujours et à jamais. Essayez au bar la prochaine fois de commander une fois en hurlant votre commande sans un petit « s’il vous plaît » et la fois suivante avec une douceur et une gentillesse inégalée comme pour dire merci avec un mot et/ou un regard. Là où il faut savoir reconnaître à l’Univers son sens de l’humour c’est qu’il faut une intention, un but et une émotion associée avant même de recevoir ce qu’on désir.

Le tout sans mettre de négation s’il vous plaît. Demandez à votre dieu quelque chose comme « je ne veux pas tomber sur un con avec mon prochain mec » c’est comme dire à quelqu’un « ne pense pas à un éléphant rose » pour qu’il pense à un papillon… Soyez sûr qu’avec ce genre de requêtes, si en plus vous tremblez à l’idée que le prochain mec puisse être un débile finit, je vous assure que vous risquez d’être déçu. Mais vous n’aurez que ce que vous méritez, puisque vous avez fait une requête : ne pas tomber sur un con (l’univers ne comprend pas les négations dans une pensée. Exemple : arrêtez de penser à un éléphant rose). En plus vous y avez associé une intention : l’idée que vous vous faites d’une relation insatisfaisante projetée dans le futur. Enfin, cette émotion : la peur d’un nouvel échec affectif.

Alors, comment fait-on? Fixez une intention claire : une relation épanouissante. Qu’est-ce que ça signifie? Avoir le droit de péter au lit, de sortir le samedi soir, d’avancer vers une même direction, d’engendrer des émotions « supérieurs »… Débrouillez-vous, à vous de déterminer tout ça. L’émotion : une liberté et une joie que vous avez déjà (même si vous êtes célibataire après avoir été lourdé, après avoir été cocu… c’était avant! Aujourd’hui, les émotions répondent à vos intentions, et vous êtes libre et heureux). La pensée pro-active qui tend vers un but précis : s’inscrire à un cours de danse pour rencontrer quelqu’un par exemple.

Les boîtes de nuit et les bars la nuit sont parfait pour faire des enfants, mais rarement pour se marier, un peu comme le 14 juillet et le nouvel an…

Bref l’essentiel pour ne pas avoir d’éléphant rose dans son salon, c’est de ne pas y penser, sinon l’Univers comprendra que vous ne voulez que ce à quoi vous pensez. Et plus j’y pense, plus je veux tout sauf un éléphant rose. Donnez-moi des papillons plutôt, sur un coucher de soleil.