Étiquette : développement personnel

A la poursuite de l’horizon

-Article précédent : Puissante est la force de l’intention

C’est drôle de penser comment la perception de quelque chose d’aussi simple que l’horizon a évolué. Avant les découvertes récentes et les preuves pour l’humanité que la Terre est ronde (même si le consensus n’est pas accepté par absolument tout le monde), l’horizon était un morceau de l’infini qu’on ne pourrait jamais saisir. Il symbolisait le soleil qui se lève ou qui se couche, la réunion entre le ciel et la terre, et le seul moyen que l’on avait d’en saisir la substance était de se rendre sur le toit du monde, au somment de l’Everest où l’on raconte que l’on perçoit justement la courbure de la terre à l’horizon.

Et puis maintenant, vous avez accès via YouTube aux caméras de la station spatiale internationale qui diffuse en permanence sa perception du globe où l’horizon d’une mer et d’un ciel qui se rejoignent est devenu un espace infini où il est impossible de compter les étoiles. Le plus fou c’est que quelque soit notre perception grandissante d’une limite qu’on repousse, la gravité sera toujours là pour nous ramener sur terre. Imaginez que dans quelques milliers d’années, notre technologie nous permette de voyager un peu comme dans Star Wars, il y aura toujours de la gravité partout.

« Ok Boris, et maintenant, pour avoir un million de dollars et la femme de mes rêves avec la Loi de l’Attraction, je fais quoi de l’horizon et de la gravité? » Eh bien, vous savez, dans nos conceptions farfelues qui mélangent pseudo-sciences, bullshit quantique et bienveillance New Age, le plus important n’est jamais « la preuve irréfutable » mais la perception que nous donnons à notre cerveau du monde qui nous entoure. Si vous pensez qu’il pleut à cause de la météo, ou à cause d’un dieu qui vous remercie et arrose vos récoltes, votre état émotionnel sera bien différent.

Avec la perception d’un infini qui s’étend en même temps que l’on s’en rapproche, vous donnez cette idée saugrenue à votre cerveau que « c’est possible! ». L’avantage de l’infini, c’est qu’il y aura toujours un bout de chemin à parcourir. Et la gravité vous rappelle cette chose invisible qui vous attire invariablement vers le centre de la terre. Notre conception de la gravité est rendue possible par la science mais mettez-vous à la place de Newton quelques instants. Quel éclair de génie a été nécessaire pour comprendre ce concept scientifique?!?

Si vous me lisez depuis janvier, vous avez certainement opéré de grands changements dans votre vie parce que votre conception de lois immuables a évolué et vous vous en servez pour vous rapprocher de cet espace infini en ayant les pieds collés au sol. Si en plus vous avez agi en vous déplaçant vers l’horizon, vous avez forcément donné du grain à moudre à votre cerveau. Alors pourquoi parle-t-on de Loi de l’Attraction dans quelque chose qui ressemble à du bon sens?

Parce que si vous dîtes aux gens de faire preuve de bon sens, il y a des chances que l’argument ne soit pas convaincant! Quand on parlait de sandwich au pâté dans l’article précédent, je pense que vous comprenez où je voulais en venir. Une fois de plus, peu importe que vous pensiez que c’est magique ou strictement scientifique! L’important c’est ce petit combustible qui va vous permettre d’avancer.

Vous avez déjà essayé un nouveau régime? Ou d’économiser 10 euros par jours/semaines/mois? Ou tenter de faire du sport 3 fois par semaine? Si vous ne prenez pas exemple sur l’horizon et la gravité, vous risquez de décrocher en chemin. Alors avant le dernier article dans un mois, fixez un horizon (une grosse voiture, une grosse baraque, un million de dollars) mais surtout pas « être heureux », « se sentir épanoui » ou quelque chose qui ne s’inscrit pas dans un processus!

Admettons que vous pensiez « je veux être heureux ». Vous détournez complètement l’essentiel de la réflexion à avoir. Maintenant, vous êtes convaincu qu’avec un million de dollars, tout vos problèmes seront résolus. Je n’insisterai jamais assez sur le fait que si c’était le cas, on ne verrait aucun millionnaire malheureux et que ce sont des gens comme vous et moi. Penser « moi je serai différent » est présomptueux mais j’imagine qu’une fois qu’on aura tous notre million nous serons vite fixés.

Bref! En focalisant votre attention sur l’horizon, vous fixez le chemin à parcourir. Peut-être qu’en chemin justement, avec toutes les complications que ça va entraîner, vous finirez par changer d’avis et vous vous rendrez compte que l’espace étant infini, l’horizon peut ressembler à un mirage, encore plus quand on sait que la terre est ronde (enfin je crois). Le message caché derrière la découverte de l’horizon c’est ce truc que on ne sait jamais si on en est au début ou à la fin. Et immanquablement, le soleil finit par se lever et se coucher…

A bientôt pour le dernier article,

Bien à vous,

Boris

-Prochain et dernier article sur la Loi de l’attraction à paraître le 19 décembre-


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Tous droits réservés – Boris Matter- 2020-2021

Ne donnez votre opinion que si on vous la demande

-Article précédent : vous reprendrez bien un peu de bullshit quantique ?

Dans nos théories, aussi farfelues soient-elles, l’Univers, et la Loi de l’attraction agissent en silence pour une raison évidente : l’énergie issue de nos pensées doit rester concentrée. C’est-à-dire? Nous considérons que la pensée est une énergie infime même si elle n’a pas de masse et qu’elle sert également de combustible à nos actions. Mais quand vous parlez d’un projet fou à quelqu’un que ça n’intéresse pas, par ego, par plaisir ou même parce que le sujet vous passionne, vous diluez une partie de l’énergie consacrée par l’Univers à vos projets.

Imaginez votre désir le plus fou (en général ça situe entre trouver l’âme sœur et toucher le jackpot) et vous décidez de mener un nouveau projet professionnel par exemple. Vous utilisez tout ce que vous lisez sur ce blog depuis janvier à savoir : définir une intention, vous entourer, associer une émotion à votre intention, délimiter votre sphère d’influence et votre champ d’action, ajouter une valeur morale à vos actions, incarner votre désir fou, observer la réalité se transformer. Dans tout ça il n’est jamais nécessaire de faire une sorte de prosélytisme des ces théories ni de vanter les actions de l’Univers.

Il y a une vieille superstition qui suggère de ne pas parler d’un projet tant que vous n’avez pas commencé concrètement. C’est surtout pratique si vous débutez une affaire par exemple qui demande à rester discrète, ou pour éviter de passer pour un idiot si le projet n’est pas mené à son terme. A mon humble avis, c’est surtout pour que l’Univers travaille sereinement. Il est plus facile d’accorder cette partition magique qu’on appelle « la vie » si vous le faîtes depuis une unique pensée plutôt que si vous cherchez une forme d’approbation ou de soutien de la part d’inconnus et qui vont ajouter des notes qui ne vous appartiennent pas.

Evidemment, votre groupe de 5 personnes est utile pour votre projet. Mais ce désir fou, imaginez qu’il soit comme une source qui abreuve un unique verre d’eau. Si vous commencez à parler autrement que dans un but utile (trouver des prospects ou organiser votre sortie pour un repas entre amoureux par exemple) vous perdez une énergie précieuse et cette source infinie va se retrouver à remplir beaucoup de verres d’eau qui ne vous sont pas destinés.

D’un coup on saisit l’importance de la matière et de l’aspect concret de ce que l’on désire. Demandez le bonheur dans un restaurant, et vous donnerez les plus grandes difficultés à votre serveur. Demandez-lui un plat et une boisson et vous serez servi rapidement. Pas besoin de vanter les mérites du plat : vous commandez, c’est tout. C’est évidemment idiot de penser vous asseoir en tailleur, de demander l’âme sœur et d’attendre. Les métaphores de cet article nous rappellent l’importance d’éprouver en silence. On fait la supposition que si vous êtes amené à éprouver une émotion, elle se suffit a à elle-même. Publier sur un réseau social par exemple se résume plus facilement à un besoin de reconnaissance à travers une « preuve sociale » ou ce qu’on appelle un signalement de vertu.

Une fois de plus, prenez exemple sur la nature comme l’électron d’un atome qui tourne autour du noyau, ou d’un arbre qui pousse : aucun ne l’exprime autrement qu’en étant ce qu’il est. Si vous aspirez à être amoureux, riche, en parfaite santé, c’est bien tout ce que ça va engendrer qui doit parler pour vous. L’Univers ne nous met pas des panneaux lumineux dans le ciel pour nous montrer un chemin. Pourquoi devrions-nous en mettre pour témoigner notre parcours? Il y a ce qu’on appelle des synchronicités : le cas classique étant « vous pensez à quelqu’un que vous n’avez pas vu depuis longtemps qui est susceptible de vous aider et vous le croisez dans la rue ».

Souvenez-vous qu’à l’origine de tout ça, il y a une pensée qui émet un désir et que vos bras, vos jambes vont vous mener à ce souhait. Ma théorie faîtes maison est que la Loi de de l’attraction s’applique d’autant plus efficacement que vous marchez en silence. Tout ce qui n’est pas dirigé vers votre objectif, et un coup d’épée dans l’eau. Si vous prévoyez de trouver l’âme sœur, pas besoin de vous prétendre amoureux et d’envoyer des photos sur Facebook. J’imagine qu’après des années de vie commune, pourvu que ce soit une relation heureuse et pas une relation de confort, l’Univers vous aura donné ce que vous voulez, et ça se verra, tout simplement.

On en revient donc à l’exemple à incarner. « Mais Boris, si je suis tellement heureux d’avoir accompli ce que j’ai accompli, pourquoi ne pas partager ma joie avec le monde entier? ». Parce que quand il pleut, que vous avez un parapluie et que vous sifflotez, ça peut agacer le type à côté de vous s’il est en short/claquette et sans parapluie. L’Univers vous a donné tout ce que vous voulez en silence. Je suis sûr qu’il saura reconnaître votre gratitude avec ce même silence.

Bref, il n’y a que vos actes qui soient utiles à votre bonheur et espérer être en bonne santé sans prendre soin de sa santé, ou prospérer sans générer sa propre prospérité vous rend dépendant de la chance. Et même si vous en avez, autant la garder en silence… des fois que…

Portez-vous bien,

Boris.


-Article suivant : Prenez l’habitude d’avoir de la chance


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Marche ou crève, mais avec le sourire :D

Vous sentez l’air poisseux? Si les émotions génèrent de l’énergie (c’est-à-dire une transformation de la matière qui va au-delà de votre physiologie), il doit bien y avoir une sale ambiance en ce moment autour de vous. Pour peu que vous soyez pris à la gorge par des problèmes financiers (c’est à la mode en ce moment) ou par des problèmes de santé (c’est aussi à la mode), il doit être plutôt difficile de garder le sourire, ou même de rire tout court. Pour enfoncer le clou, en général, on se retrouve à subir les événements qu’on ne maîtrise pas (flux économiques, épidémies, entourage toxique…).

Et pourtant et malgré tout, en plus de penser à Arlette, je pense à moi. C’est une excellente façon d’affronter les événements et de créer cette illusion qu’on avance. Je pense plutôt qu’on se transforme et que ce changement est la fameuse énergie dont on parle. Le passé et le futur, c’est une illusion bien pratique pour se construire une image de soi.

A une époque pas si lointaine (six ans), je construisais mon image de moi dans l’armée. La fatigue des débuts me poussait à me pisser dessus pendant mon sommeil. J’aimerais être moins vulgaire, mais quand on se retrouve à 27 ans, le sac de couchage humide par l’urine parce que le froid et la fatigue ont été plus fort que votre réveil, on dit « qu’on s’est pissé dessus ». J’ai aussi appris que si on vous jette dans l’eau avec tout vos vêtements (ou sous une pluie battante pendant des heures) il ne faut que 24 heures pour sécher complètement.

Après il n’est pas nécessaire d’aller chercher si loin pour être content d’être au chaud malgré les chutes de neiges de ces derniers jours. Regardez n’importe quel conflit au Moyen-Orient avec ces images de gosses sous le feu des bombes pour vous dire que finalement, « c’est pas si mal en ce moment ». Mais si c’était si simple, on se mettrait une photo d’enfant qui meure de faim en fond d’écran pour se réconforter quand on en a marre d’attendre qu’une personne trouve l’appoint de sa monnaie à la caisse du supermarché.

Alors, pourquoi on n’est pas content? On arrive à un stade de l’humanité où les besoins vitaux sont de manière générale assez satisfaits. Même s’il reste quelques 800 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, ça représente 10% de la population. Si la même proportion en surpoids liée à une suralimentation trouvait les moyens de mieux répartir cette nourriture, le problème serait résolu. Mais si les problèmes se réglaient aussi simplement, il n’y aurait pas de guerre dans le monde…

Alors voilà! Et maintenant, on fait quoi? J’ai l’habitude de suggérer de faire des crêpes quand rien ne va car il y a un côté très réconfortant non négligeable et c’est parfois plus simple à faire et plus économique qu’une raclette. Le bonheur dépend tellement (et c’est une illusion je pense) d’éléments extérieurs, qu’à part l’apéro, on imagine facilement qu’il reste pas grand chose pour se redonner de la joie dans le cœur. On en vient à se dire qu’il faut marcher ou crever. On s’imagine alors dans une vie guerrière, à marcher une arme à la main, et une bible dans l’autre (vous pouvez remplacer la bible par n’importe quelle cause).

Puisque vous me lisez encore, je vous donne mon avis le plus sincère (parfois il est moins sincère parce que j’arrondis les angles) : je pense qu’il faut apprendre à marcher à poil dans la neige le sourire aux lèvres. Déjà parce que c’est quelque chose que vous pouvez faire seul, et qu’un élément extérieur peut difficilement vous enlever le plaisir à marcher de cette façon. Vous pensez que les aléas de la vie se règlent à coup de grandes décisions, et de grands changements? Croyez-le ou non, arrêter de fumer par exemple, est un tout petit changement mais aux conséquences incroyables.

De la même façon, générer une action positive, même juste une émotion positive, est beaucoup plus facile et demande beaucoup plus de courage que de se lancer dans une bataille héroïque. Vous voyez, la poisse contenue dans l’air peut vous rendre maussade, mais elle vous laisse le choix de chercher comment améliorer votre vie. Si vous attendez une augmentation, un nouveau partenaire, ou que la situation s’améliore, continuez d’attendre : ça s’appelle crever, comme un pneu sur le bord de route.

Vos émotions, vos décisions, vos actions vont engendrer plus de changements que la météo ou que n’importe quel gouvernement. Vous pouvez attendre, chercher de l’aide, chercher tout court mais peu importe pourquoi vous avez crevé au bord de la route, il faut bien chercher à redémarrer.

Quel est le dernier livre que vous avez lu?

Quelle est la dernière recherche google que vous avez effectué?

Quelle est la dernière personne avec qui vous avez mangé?

Avec qui ou quoi avez-vous passé vos dernières 72 heures?

Pour toutes ces questions, assurez-vous si ce n’est pas le cas d’éprouver du plaisir, et que ça vous rende heureux à long termes. Lire du Bukowski, en regardant sur google « complot mondial », avec un pote alcoolique qui vous propose de fumer un kilo d’héroïne a peu de chance de générer du bonheur à long terme. Mais le plus fou, c’est que si vous êtes dans cette situation, c’est vous qui vous êtes mis dans cette situation.

Mais si vous vous retrouvez à lire « Votre Santé, Votre Pognon« ; que vous cherchez sur google « améliorer mes compétences pour les vendre », avec une amie qui compte pour vous et votre famille, après avoir fait un bonhomme de neige et des crêpes, alors l’air est moins poisseux. (Prends ça conspiration mondiale!).

Vous devenez alors comme Adam et Eve : à poil et heureux. Le plus fou dans tout ça c’est que demain ressemblera à un Lundi ordinaire pour beaucoup d’entre nous. Mais au moins vous savez maintenant que vous avez le choix de garder le sourire, quel que soit le lundi qui débute.

Portez-vous bien,

Boris

Développement personnel et factures à payer

En traînant régulièrement sur ce blog, vous savez qu’on y parle régulièrement d’émotions, de sentiments et de réalité. Si l’on accepte que nos émotions sont un pont entre nos pensées et la réalité, il est intéressant de se dire que l’on influence grandement ce qu’on appelle la réalité. Le même événement ne dépend plus des circonstances mais des émotions que l’on engendre.

L’intérêt est de manipuler mentalement les événements pour les faire tourner en notre faveur. Par exemple : vous êtes virés de votre travail, vous pouvez être heureux d’en trouver un mieux ou ruminer votre rancune car c’était le boulot de vos rêves. Garder le sourire face aux aléas de la vie est un secret du bonheur (de rien). Mais, si c’est tellement évident, que manque-t-il dans votre valise de développement personnel?

Les problèmes terre à terre… Comme payer les factures, le loyer, les impôts? C’est chouette de penser à devenir la meilleure version de soi-même mais pour éviter de tomber dans ce piège qui vous renferme sur vous-même, pensez aux choses basiques de la vie. Une fois que l’on est en mesure de gérer ses émotions, il est important de développer des compétences. Payer son loyer est compétence très utile de nos jours.

Vous pouvez apprendre une autre langue, à jouer d’un instrument, à être heureux mais si c’est utile à payer les factures ce n’est pas plus mal. Il est certainement essentiel de se concentrer sur un objectif mais la priorité donnée à être heureux doit inclure les 24 heures d’une journée et les 7 jours de la semaine.

Pourquoi consacrer son bonheur en dehors des 40 heures de travail hebdomadaire moyens? Si passer du temps (confiné) en famille ne provoque pas de bonheur, le problème n’est pas votre gestion émotionnelle mais la gestion de votre vie. Pareil si payer les factures devient une difficulté.

Bien sûr le système n’est pas parfait mais dans ce système qu’on appelle la société, si vous ne vous y faîtes pas, rassurez-vous, vous ne changerez pas le système. « On ne peut changer que soit de toute façon »… C’est bien vrai mais vous n’êtes pas obligé de changer pour devenir meilleur. Vous pouvez changer de boulot, de femme, de vie pour être plus heureux, plus riche, plus vous-même.

Alors ça implique plein de questions : une fois les factures payées, où se situe le bonheur? Est-ce qu’on peut avoir le boulot, la femme et la maison de ses rêves en même temps? Est-ce qu’on peut travailler sans que ça soit pénible et que ça permette de prospérer? A quel moment une erreur que l’on répète devient un choix que l’on assume?

Surtout, si vous ne payez pas les factures ou que ce n’est pas épanouissant, quel exemple incarnez-vous pour être heureux? Et pourquoi incarner un exemple quand on peut en montrer du doigt?

A la semaine prochaine,

Boris

Le silence : cette formidable preuve de reconnaissance.

Vous avez peut-être entendu parler de Maslow. C’est un type hyper intelligent qui a mis au point une célèbre pyramide : celle des besoins humains. Pour résumer, une fois que les besoins vitaux sont satisfaits, il faut nourrir d’autres besoins plus subtiles : des relations humaines, de l’amour, de la reconnaissance… Ça peut paraître évident mais ce fut une découverte en psychologie essentielle au XXème siècle. Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est ce besoin de reconnaissance.

Pourquoi, quand on a le ventre le plein, que l’on est en bonne santé, que l’on a de quoi payer les factures et consommer, ressent-on le besoin que quelqu’un reconnaisse notre valeur? C’est fou ce sentiment quand on y pense, avoir le besoin d’approbation ou d’un regard extérieur qui nous montre que ce que l’on fait est juste/bien/cool. A mon humble avis, aucun réseau social n’aurait survécu plus d’un mois sans ce besoin fondamental.

Vous pouvez croire que ce besoin est superficiel ou qu’il n’existe pas chez vous mais si vous avez déjà posté une seule photo personnelle qui n’a aucune valeur d’information, c’est peut-être que Maslow a quelque chose à vous dire à travers sa pyramide. Rassurez-vous, je ne porte aucun jugement moral, je me demande juste : s’il est évident que quelque chose est comme il est, pourquoi attendre une reconnaissance quelconque voire, gratifiante?

Je suppose que c’est le besoin de se sentir utile qui intervient mais si vous n’étiez pas là, imaginez comment l’Univers serait bien triste. La vie est un acte de reconnaissance par nature parce que sans moi pour écrire, ni vous pour me lire, tous serait bien différent. Le plus surprenant de ma propre expérience, est qu’un besoin de reconnaissance, dans le monde professionnel par exemple trahit souvent une forme d’incompétence qui se cache.

Devinette:

Comment reconnait-on un naze dans une équipe quand vous arrivez dans un nouveau job? C’est le premier qui viendra vous voir en annonçant « c’est bonne ambiance mais moi, j’aime bien quand ça charbonne, quand ça bosse dur, quand le travail est bien fait ». Si vraiment c’était le cas, vous seriez venu à lui naturellement, pas l’inverse. Et pourtant… Quel besoin de se manifester et de se donner à soi-même de la reconnaissance comme l’expression d’un besoin auprès d’un inconnu?

J’aime bien cette notion de reconnaissance et de pyramide des besoins parce qu’elle implique un principe de vérité. Si la vérité est vraie, pas besoin de la montrer du doigt, puisqu’elle est vraie. A moins que l’on regarde dans la mauvaise direction. Mais dans ce cas, si c’est le regard qui est mal dirigé, comment le remettre dans le droit chemin et lui permettre de reconnaître?

Vous me voyez venir encore? Bah oui, l’Exemple pardi! Être l’exemple est le meilleur moyen d’être reconnaissant et d’en obtenir en retour. Reprenons l’exemple du naze qui vient vous voir au travail. Celui qui ne dit rien, qui fait son boulot correctement et sur qui vous pourrez compter, en général c’est l’opposé. Il est silencieux et il sait qu’on viendra le voir mécaniquement, puisqu’il est efficace.

C’est pour cette raison qu’il est important de diriger ses pensées, ses mots, ses actions vers un exemple que l’on souhaite voir ou faire. Déjà parce qu’elle permet de nourrir les besoins du haut de la pyramide et parce qu’elle permet à celui qui voudra bien vous regarder d’être inspiré par un exemple. Le plus cruel dans ce raisonnement, c’est qu’à certains égards, ça rend inutile de porter son regard sur la misère humaine, sociale, ou intellectuelle de ce monde.

Commencez une phrase par « de toute façon, les gens sont menteurs/tricheurs/cons » ne sert à rien d’autre qu’à se reconnaître. Je n’ai jamais entendu quelqu’un pointer ainsi du doigt « les gens » pour autre chose que se démarquer, ou justifier son propre comportement. Des débats houleux sur le piratage m’ont amené à cette conclusion. Alors que, ne rien dire et faire tout simplement amène une forme de reconnaissance bien plus subtile mais tellement plus gratifiante.

Au bout d’un moment, peu importe que vous montriez ou pas qui vous êtes, si vous êtes le meilleur, c’est normal que les gens viennent à vous. Dans le cas contraire, c’est normal aussi. De toute façon, j’ai toujours fais confiance aux gens parce qu’ils sont honnêtes, bienveillants, et reconnaissants.

Bien à vous,

Boris

Une loi du temps

Lorsque le voyage dans le temps est devenu accessible au grand public et qu’il est sorti du domaine exclusivement militaire, un ministère du temps s’est créé. Il devait bien sûr répondre à la gestion administrative de son domaine et mettre en place les jalons éthiques d’un domaine sensible. De plus en plus à partir du XXIIème siècle, les machines à voyager dans le temps se sont démocratisées comme l’ont fait la télévision ou le téléphone portable au XXème siècle.

La plus grande peur que l’humanité a eu était le changement des continuum espace-temps. Pourquoi ne pas aller dans le passé se faire gagner au loto au risque de modifier le cours du temps et tout ce qui a eu lieu? La vocation des voyages dans le temps était de développer une nouvelle forme de journalisme, qui permette de voir le passé avant de l’interpréter. Mais si vous avez vu « Retour vers le futur 2 », vous comprenez que depuis la nuit des temps, une part de l’humanité pense que plus d’argent amène mécaniquement plus de bonheur.

C’est exactement la définition d’une addiction : plus d’un produit, provoque plus d’endorphine. La thune est un produit comme un autre. Alors, en retournant dans le passé, beaucoup imaginaient avoir un présent plus prospère sans penser qu’en changeant le présent, on modifie plus certainement le futur. Et pourtant, il s’est passé quelque chose d’étrange quand il a été question d’une « police du temps ».

A sa création, le ministère a jugé cette idée parfaitement inutile! Le grand public voyait dans cette absence, le témoignage d’une réelle volonté de manipuler les événements. Les élections sont tellement dépendantes d’événements extérieurs, qu’il devenait plus facile de tester différents futurs en modifiant le passé. Le sondage était devenu inutile. On partait un an avant l’élection, on mettait en place une stratégie de campagne et on voyait comment ça se passait. En théorie du moins…

Vous vous doutez bien qu’en tant que technologie militaire, l’armée à travers des cabinets secrets avait déjà mené ses propres recherches sur les manipulations possibles à travers le temps. S’il y a un dieu, et cette histoire me pousse à y croire, faut avouer qu’il a beaucoup d’humour. Plutôt que de tenter des petits changements, l’armée tenta immédiatement de modifier les grands événements de l’Histoire. Le cas le plus emblématique fut évidemment la mission Walkyrie qui visait à tuer Hitler en 1944.

Ce bout d’histoire ressemble à un échec cuisant pour les conjurés de l’époque mais toutes les tentatives qui ont été faîte pour tuer Adolf Hitler avant, pendant et après son accession au pouvoir se sont soldés par des échecs cuisants. Chaque mission envoyé du futur provoquait la même consternation. Par exemple, le petit caporal fut promu caporal après que toute sa tranchée fut décimée. Chaque fois qu’il apparut comme un survivant, s’en était inexplicable autrement que par la Providence.

Ce que l’Histoire n’a pas vu, c’est que chaque personne qui participa à ses missions ne put jamais revenir à son époque. Il étaient morts, portés disparus, comme évaporés. Après plus d’une centaine de tentatives et autant d’échecs, les expériences secrètes menées par l’armée s’arrêtèrent avec ce constat accablant et immuable : on ne change pas le cours de l’Histoire. Est-ce à dire qu’il n’y a qu’une histoire, comme s’il n’y avait qu’une seule ligne temporelle? Non bien sûr.

Mais les différentes lignes temporelles sont parfaitement hermétiques entre elles. Les recherches évoluent pour permettre d’observer ce qui se passe ailleurs dans « d’autres temps » mais personne ne veut prendre le risque d’intervenir. Le plus surprenant et que dans les autres temps, l’humanité essaie encore et toujours de changer le passé. Les même déconvenues forcent aux même résultats, enfin à leur absence.

Le grand public n’a pas été avertit de cette loi immuable ce qui risque de se révéler tragique avant que les gens ne comprennent ce que peut engendrer la volonté de modifier trop fort ce qui a été fait. Aussi sûrement que les lois du Karma ou du Talion agissent en permanence, il est strictement impossible de modifier le passé trop durement. Le plus surprenant est que quand un voyageur du temps ne fait qu’observer, les événements se remettent également tout seul en place sans porter préjudice à ce « touriste du temps. »

Cela explique en tout cas pourquoi aucun voyageur du futur ne s’est déjà manifesté dans le passé, enfin ouvertement.

Boris Matter pour Vérité Vraie Magazine, le 22 mars 2220, depuis la Lune.

C’était écrit?

Continuons notre odyssée spatio-temporelle. Le ministère des voyages dans le temps change les règles régulièrement. Il autorise à nouveau la publication de nos récits à travers les âges sous couvert qu’il représente un récit narratif. Le ministère ne veut plus d’articles au sens stricte. Il préfère que l’on raconte des histoires… C’est ce que nous faisons depuis Jules César mais après un XXIème siècle qui se voulait rigoureux, nous avons changé la sémantique au XXIIème siècle.

Comprenant que nos lecteurs s’attachent plus aux émotions qu’aux faits, nous avons décidé de les mettre aux services de la réalité de façon évidente. Jouer sur une corde émotionnelle pour raconter un fait sans le faire explicitement est contraire à l’éthique, mais qui oserait le faire de façon aussi évidente sans que ça se remarque?

Votre fidèle journaliste du temps a donc décidé de se rendre quelque part dans la Marne, en 1915, un an après le début de la Grande Guerre. C’était il y a près de deux cent ans, et nous savons tous comment ça a fini mais derrière ce caractère évident au passé que l’on raconte, il y a une chose que permet le voyage dans le temps : se rappeler qu’au présent, le doute prime.

Les armées ne bougent plus depuis des mois, et une ligne de front s’est figée dans la boue. Déguisé en infirmier (je vais pas combattre, je suis reporter du temps, pas reporter de guerres passées), je me permets d’interroger quelques soldats, les membres mutilés par le combat et l’esprit arraché par cette violence inouïe : »

-Alors soldat? ça va?

-Est-ce que ça va? Non, ça fait une semaine que j’ai quitté ma tranchée pour foncer dans le no man’s land, et que je suis arrivé ici, les membres blessés. Mais le pire, c’est les cauchemars. Cette guerre, elle nous prive pas seulement de nos amis, de nos familles, de nos bonheurs, ce qu’elle nous arrache, c’est notre sommeil, pour toujours.

Depuis que je suis allongé ici, on pourrait penser que je me repose, avec le tabac qu’on nous donne et la gnôle qui circule, mais ça suffit à peine à casser le cerveau. Pas comme cassé comme ceux que j’ai vu se répandre sur le sol, cassé pour éviter de se souvenir. J’ai aucune idée de quand ça s’arrêtera, tout ce que je vois, c’est que je dormirai plus jamais. Chaque nuit, je recommencerai à me battre, à moins d’avoir bu assez… Et cette guerre, elle ne s’arrêtera jamais! »

J’admets que j’espérai moins de larmes et plus de récits héroïques. Je ne retranscrit ici qu’une conversation que j’ai pu avoir mais elles ont toutes la même teneur. La guerre ça fait souffrir et ils y sont allés la fleur au fusil avant de se retrouver bloqués. Ça a duré 4 ans. Ces quatre années semblent sûrment évidentes au lecteur mais avez-vous déjà éprouvé de l’angoisse à attendre un courrier ou un événement sans savoir combien de temps vous alliez attendre?

De retour sur la lune, à mon époque, je me demande :

Avez-vous déjà commencé quelque chose en étant incertain du résultat? L’Histoire paraît toujours évidente parce qu’elle est terminée. C’est ce qui fait qu’elle semble si vraie, si évidente aujourd’hui mais vous-même, pensez-vous que demain est écrit? C’est ce que nous voulons vous démontrer à travers votre hebdomadaire Vérité Magazine : l’évidence se voit toujours dans le passé.

Boris Matter, pour Vérité Vraie Magazine, le 08/03/2220, depuis la lune.

L’incroyable histoire d’Arlette, fille de Gasparini

J’ai rencontré Arlette mercredi. Elle ne vous dit rien, et à part son entourage que j’ai effleuré, peu de gens la connaissent. Elle a 70 ans et va à la piscine de temps en temps. C’est là que j’ai eu la chance de discuter avec elle et la chance c’est un peu comme l’argent, vous pouvez la partager ou la garder pour vous. Dans ma bonté infinie, je partage avec vous cette conversation parce qu’Arlette, elle a eu son papa qui a été interné à Buchenwald. Il s’appelait Gasparini et sans le savoir, il a inspiré ce que vous allez lire, en espérant que ça vous inspire à votre tour : »

-Mon père avait une joie de vivre incroyable! Il nous l’a transmis à moi et mes frères et sœurs. Pourtant c’était pas facile dans les années 50. Il était d’origine italienne et ma mère d’origine polonaise, alors être une fille d’un rital et d’une polack c’était pas évident. Mais papa nous apprenait à être heureux malgré tout et à pas faire d’histoire. Il me disait si on t’embête tu te défends. Si c’était un Durant ou un Jean qui nous embêtait, alors pas de vagues, « on fait pas d’histoire« .

Il avait été interné à Buchenwald alors je pense qu’il avait gardé ce truc de pas vouloir se faire remarquer. Papa disait « quand tu regardais, les allemands tapaient. Quand tu écoutais, les allemands tapaient. Et quand tu parlait, les allemands tapaient« . Il a compris alors que les yeux c’est fait pour regarder, les oreilles pour écouter et la bouche pour parler. On l’avait tellement privé de ses sens, qu’après sa libération, il s’était juré de profiter de ses même sens à chaque instant. Il me répétait tout le temps « mais la vie est belle. Tu as regardé comme tout est beau.« 

En mon fort intérieur, j’admets que ces conseils planplan prenaient une tout autre saveur sortis de la bouche d’Arlette. Elle avait dû raconter toute cette histoire des centaines de fois dans sa vie mais même certaines personnes qui la voyaient régulièrement dans l’équipe de la piscine où j’ai travaillé ignoraient qu’elle en avait autant sous le coude. Elle parlait plus souvent de son fils dont elle semblait très fière, et pour cause : »

-Il a terminé les plus grandes écoles militaires de France. C’était pas gagné pourtant au début. A deux ans, on lui a décelé une leucémie. Les médecins m’ont dit qu’il avait très peu de chances de survivre, de guérir, et que si c’était le cas, ça serait long et pénible. Mais je repensais à papa. Il me disait que tout ceux qui avaient survécu étaient ceux qui étaient très fort dans la tête et qui avaient un espoir infiniment démesuré. Alors j’avais été éduqué dans une joie incroyable de la vie et j’avais aussi cet espoir là dont il parlait.

Ça a pris du temps mais j’allais tous les jours faire la leçon à mon fils à l’hôpital. Je voulais qu’il apprenne comme s’il allait à l’école alors je demandais aux maîtresses des polycopiés et j’allais lui donner des leçons à l’hôpital. Je demandais aussi aux médecins d’aller à la piscine avec lui. Je voulais pas que mon fils se laisse abattre. Et on allait marché aussi dans la forêt. Et tout ce que mon père m’avait enseigné, je l’apprenais à mon fils. Mon père avait appris l’autoguérison. Vous êtes magnétiseur, ça devrait pas vous surprendre mais bon quand on dit ça aujourd’hui. Et pourtant… (tout en parlant, elle gardait un œil alerte sur les petits événements de la piscine : les enfants qui jouent, les vagues d’eau formés par les nageurs, le bleu de l’eau…)

Vous savez, il a été interné deux ans là-bas et quand vous tombiez malade, les médecins allemands vous soigniez pas. Tout ceux qui partaient à l’infirmerie, ils en revenaient jamais. Mon père disait qu’il fallait tricher avec son cerveau, il en parlait à la troisième personne. Il l’appelait l’autre gaillard. Vous savez c’est comme quand vous avez une petite douleur, avec une plus grande, vous oubliez la petite. Eh bah il faisait ça à l’envers. Il m’a raconté qu’en deux ans, il est jamais tombé malade, pas un rhume, rien. Pourtant, à la fin lui et les autres survivants ne faisaient plus que 39 kilos. Plus tard quand on commençait à voir des régimes apparaître des années plus tard, mon père disait que si les gens voulaient perdre du poids, il fallait qu’ils mangent des légumes et de l’eau comme les allemands avaient fait. Ça marchait très bien pour maigrir.

Mais je vous parlais d’autoguérison, et mon père racontait qu’il fallait parler à son cerveau et « tordre le cou au gaillard » quand c’est nécessaire. Et lui donner du beau. Il y en avait plein qui avaient pas supporter les camps au point de se tuer, même une fois libre. Mais papa, ça lui avait donné une joie de vivre incroyable qu’il nous avait transmis. Il disait sans cesse « regarde comme la vie est belle. Tu sais ma fille, la vie est un jeu et on a une chance incroyable de jouer une partie et d’être là aujourd’hui« .

Alors après, même quand mon fils était malade, j’avais ça en tête. Je l’amenais à la piscine, se balader en forêt. J’adore la nature. J’ai pris l’habitude d’observer les feuilles des arbres se plier sous le vent, sous la pluie. Les yeux c’est fait pour voir, les oreilles pour écouter et la bouche pour parler. Alors je regardais tout le temps le beau de ce monde. Même sous la pluie, j’adore cette sensation, de sentir chaque goutte d’eau et de voir les feuilles d’arbres changer avec les saisons. Alors je m’énerve parfois avec mon époque, où les gens ne supportent plus la pluie ou le vent. Vous savez, avec mon histoire personnelle, j’ai beaucoup de mal avec la faiblesse des gens. (elle rigole en disant cela).

Et quand je râle trop sur les jeunes, mon fils me rappelle à l’ordre : « C’est ça que tu penses de mes enfants, tes petits-enfants? Mais pourtant ils sont jeunes, ils sont beau, heureux, intelligents. Tu m’a appris à voir le beau partout et tu râles parce que tu as regardé des jeunes qui ne te plaisent pas? ». Et il a raison alors je repense à ce que disait papa : « mais le monde est beau, il faut voir le beau tout le temps, partout« . Regardez par exemple le bleu de l’eau comme c’est beau ici, avec ces gens qui nagent en paix. On ne s’arrête pas assez pour regarder ce qui est beau.

Je reste convaincu que c’était un autre secret de la santé de papa. Il est mort à 86 ans avec toutes ses dents. L’infirmière lui avait dit vers la fin d’enlever son dentier et papa disait « mais ce sont mes dents, je n’ai pas de dentiers!« . Moi aussi, je suis à la retraite aujourd’hui mais j’ai travaillé 50 ans, sans un rhume, sans un jour d’arrêt maladie, même quand mon fils était malade, et j’ai toutes mes dents encore. Et puis aujourd’hui tout va bien, mon fils est heureux, en bonne santé et avec des enfants formidables. En tout cas je garde votre carte, je ne crois pas au hasard des rencontres.

-Merci Arlette. C’est une histoire incroyable que celle que vous venez de me raconter et j’adore les histoires incroyables. J’écrirais sur vous, votre père et votre fils ce week-end. Je suis d’accord avec votre père. La vie est belle. »

En quinze minutes, j’étais émerveillé par cette folle histoire que m’avait raconté, Arlette, fille de Gasparini. Alors voilà, normalement, c’est vous qui êtes émerveillé maintenant. Quelle chance!

Bon week-end, Boris.

En fait, non, je vais continuer encore un peu

Deux semaines, c’est le temps que j’ai tenu sans écrire sur ce blog, mais comme toutes les habitudes, il est difficile d’en changer. Et puis j’ai eu cette révélation hier soir : la publication régulière d’articles me permet d’être très bien référencé sur les moteurs de recherches. Les algorithmes vérifient régulièrement qu’il se passe quelque chose sur un site pour éviter d’afficher lors d’une recherche, des pages web qui n’affichent rien de nouveau depuis des lustres.

Et puis une nouvelle interrogation a émergé : quand se donne-t-on le droit de changer d’avis? A quel moment peut-on estimer qu’un chemin emprunté est une mauvaise route et qu’on devrait mieux changer de direction? Je ne vous suggère pas une brillante carrière politique mais une idée : changer quand ça ne vous plaît pas/plus.

J’ai déjà parlé du principe de plaisir et de bonheur bon nombre de fois et vous pouvez être certains que toutes les personnes que vous admirez pour ce que vous estimez être du succès ont dû changer leur plans plusieurs fois. Et s’il faut savoir quand changer, éprouver ou ne plus éprouver de plaisir est un très bon indicateur, encore plus dans un couple ou un travail.

Prenons un exemple : vous n’êtes plus heureux dans votre travail ou votre couple, mais vous continuez malgré tout parce que « c’est compliqué de changer, il faut trouver un autre travail/compagnon, et puis c’est mieux pour les enfants, et puis c’est à 5 minutes de chez moi ». La meilleure réponse à fournir ou à apporter c’est : je change car je ne suis plus heureux dans cette situation. Vous ne trouvez pas que ça a pas grand sens de répondre autre chose dans un couple ou un travail « je le fais par plaisir ».

Bien sûr certaines situations exigent de serrer les dents le temps de faire une transition pour des raisons matérielles (souvent financières) mais si votre transition dure plusieurs années sans que vous en soyez satisfait, vous entretenez seulement votre absence de bonheur. Je le répète, aucun malheur de ce monde (réchauffement climatique, guerres, problèmes sociaux) ne peut justifier que vous soyez malheureux si vous êtes en mesure de lire ces lignes. Le malheur et le bonheur, ça se mérite, avec des décisions en général.

Et le bonheur, bah ça coûte du temps et de l’énergie (le malheur aussi je vous rassure). Et pour trouver ce qui vous convient pour être pleinement satisfait, ça demande des changements. « A quel moment j’aurai dû changer? ». La question n’a aucun sens, vous ne pouvez pas changer il y a 6 mois. Mais vous pouvez changer de direction.

Tout ça pour dire que je vais continuer d’écrire sur ce blog, pour garder mon excellent référencement, et parce que j’adore ça. Pourtant, je dois pas avoir plus d’une dizaine de lecteurs réguliers hebdomadaires. Mais si les émotions sont contagieuses, mon lectorat sera plus heureux, et pourra propager cette émotion à son tour. Et ainsi, on pourra tous être heureux, et provoquer la paix dans le monde.

Alors, vous imaginez le nombre incalculable de changements que j’ai dû effectuer pour que vous arriviez à la fin de cet article?

La fin…

Après plus de 62 articles, ce blog va tenter une reconversion. J’écris chaque dimanche depuis plus d’un an à propos de développement personnel et de théories en tout genre. Il n’y a pas vraiment de suite chronologique, et je trouve le tout redondant. Parcequ’après tout, la recette du bonheur est déjà disponible sous toutes ces formes sur le net. Cette sensation de vous donner la recette de l’eau chaude ne me convient plus.

Je vous la redonne quand même, des fois que ça soit le premier article que vous lisez de moi. Si c’est le cas, je vous invite à lire tous les autres dans l’ordre qui vous plaît. Ce qui passe pour du bon sens est certainement rien d’autre que du bon sens mais si c’était si simple, la vie serait pas toujours aussi rigolo non?

Recette numéro 1 : ça ne dépend que de vous. Si vous trouvez une solution à un problème et que votre premier réflexe est de dire « Oui, mais » c’est que vous en trouverez pleins d’autres des « oui, mais ». Dans une moindre mesure bien sûr. Si je vous suggère de faire 6 heures de sport par jour pour perdre du poids, un « oui, mais je vais commencer par 30 minutes » peut-être salutaire.

Vous avez remarqué que c’est toujours vous qui faîtes le sport. Si vous attendez que votre conjoint(e) ou votre meilleur ami pour la vie s’y mette, vous risquez d’attendre longtemps. Le schéma suit le processus inverse en général. En commençant une activité, vous trouverez ou changerez d’entourage en adéquation avec cette activité.

Recette numéro 2 : ça prend du temps. Si vous avez fumé pendant 40 ans et que vous arrêtez, votre corps aura besoin d’au moins quelques jours pour se réadapter à une vie de non-fumeur. C’est encore plus flagrant dans les problèmes de poids. Si vous avez mis quelques années à grossir au-delà de ce qui est raisonnable, pourquoi espérez-vous revenir à un poids de forme en quelques semaines? A moins de faire comme Angus Barbieri

Recette numéro 3 : si c’était facile, tout le monde le ferait. Quelque chose qu’on ne vous dit pas souvent dans la multitude de livres que j’ai pu lire sur le sujet (j’ai lu les auteurs classiques du genre : Chopra, Braden, Dispenza, etc…), c’est que c’est difficile d’emprunter le « bon » chemin. « Devenir la meilleure version de vous-même », c’est vraiment genre long et fatiguant par moment. Transformer chaque échec en tremplin, faire d’un effort une routine, rester honnête et travailleur quand vous n’avez qu’à allumer la télévision pour voir un tricheur « réussir ». C’est certainement plus difficile d’incarner cet exemple que d’afficher des citations sur vos réseaux sociaux.

On a déjà tenté de vous faire boire un verre d’alcool quand vous avez arrêté, ou manger un steak quand vous avez déclaré devenir végétarien? Imaginez ce que c’est quand vous direz « je créé une société » ou « j’ai décidé de faire 6 heures de sports par jour ». Vous remarquerez que ça ne change rien à la vie de ceux qui vont vous « bousculer ». J’imagine l’entourage de Jeff Bezos quand il a dit « je vais vendre des livres sur internet depuis mon garage ».

Rassurez-vous, abandonner fait partie du processus, tant que vous décidez de recommencer. En revanche, donner votre opinion quand personne ne vous la demande ne fait pas partie du processus si ce n’est tester la résilience de celui que vous alpaguez.

Alors voilà, on a bien résumé les articles précédents. Je recommencerai un nouveau blog disponible soit via le site, soit sur un autre. On fera plus de fictions mais vous pensez bien qu’on parlera toujours de toutes ces belles choses que sont le développement personnel, les théories fumeuses sur la santé, et le bonheur. Je finirai sur cette citation vue à la fin du film « le royaume interdit » :

Quand une histoire s’achève, une autre commence.

Bien à vous,

Boris