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On ne subit pas une émotion, on la génère

-article précédent : Ne soyez pas le plus malin

Si vous souhaitez attirer à vous plein d’argent, l’amour, le succès ou que-sais-je encore, vous pourrez difficilement y arriver seul(e). Si vous suivez ce cycle sur la Loi de l’attraction, vous avez déjà défini un objectif clair (être heureux n’est pas un objectif clair), et vous avez commencé à modifier votre entourage. Si vous n’avez franchi aucune de ces étapes, le reste à suivre est superflu, puisqu’il va s’appuyer sur vos vieilles habitudes que vous n’avez pas changé.

Soit vous attirez déjà à vous tous ce que vous souhaitez et je vous remercie de vous divertir en lisant mes lignes. Soit vous souhaitez changer les choses et dans ce cas, vous allez générer la même chose avec le même objectif, et le même entourage. Autrement dit, n’espérez aucun changement… Mais si vous avez déjà commencer à dessiner vos rêves, au moins en pensées et que vous vous êtes rapprochés de gens pour vous aider, nous allons poursuivre cette folle aventure.

Pourquoi folle? Parce que vous allez opérer des changements palpables qui étaient insoupçonnables auparavant (sinon vous l’auriez déjà fait), et après avoir défini un « possible », et vous être entouré correctement, vous apercevez comme une lueur. C’est le rêve qui se transforme en une matière palpable, ou le futur imaginé qui devient une sorte de présent en devenir. A ce sujet, je vous suggère le livre l’équation du miracle de Hal Elrod qu’on m’a suggéré il y a longtemps et que je n’ai lu qu’il y a un mois. Soyez plus malin que moi et lisez-le au plus vite. Il y définit très bien le principe qu’il décrit comme « transformer le possible en certitude ».

On imagine qu’il y a toute sortes de facteurs ésotériques derrière ces Lois de l’Univers, mais je répète que c’est presque un bon sens contre-intuitif tout simplement. On est tous soumis à la gravité sans se poser de question. Mais je m’égare. Alors bon, vous avez l’objectif, l’entourage, il vous faut maintenant une émotion à associer à tous ça que vous allez générer. On entend parfois que l’émotion nous possède presque (j’ai mes émotions…), mais si c’est le cas chez un enfant de 3 ans avec un système nerveux en pleine formation, c’est différent chez un adulte.

Comprenez que vous avez toujours le choix de l’émotion que vous souhaitez éprouver à un instant T.

Même si vous êtes en retard parce qu’un type roule à 50 km/h, que vous attendez longtemps (c’est relatif) au supermarché parce que la personne devant trouve pas son chéquier, ou que vous vous trouvez sous la pluie en t-shirt, votre émotion ne change pas l’événement mais vous permets de mieux le traverser. La peur est très équivoque à ce sujet. Quand une situation vous effraie, la situation ne change pas, ce n’est que votre perception. Si vous avez peur de parler devant 5 personnes, ce n’est pas le cas d’un autre qui le fera sans problèmes mais qui aura peur des chiens par exemple. Votre émotion va juste s’amplifier. Chanter sous la pluie, rend plus heureux, tout simplement.

Dans certains cas, il semble normal d’éprouver une certaine émotion, lors des coups durs ou favorables de la vie. Un décès ou une belle rencontre, provoquent souvent le même type d’émotion. Ce qui nous intéresse, c’est les émotions du quotidien. Reprenons l’exemple des 5 personnes que l’on côtoie le plus et qui représente une sorte d’amalgame de nous-même, demandez-vous quelles émotions vous éprouvez quand vous les voyez. Imaginons que votre belle-sœur que vous voyez chaque semaine vous provoque des angoisses à la simple idée de la voir ou que ce collègue avec qui vous buvez des coups trois fois par semaine, vous donne à chaque fois un goût d’amertume parce qu’il ne vous parle que de ce qui ne va pas autour de lui (patron, impôts, misère, crise sanitaire, etc…).

A quel moment pensez-vous construire un avenir qui correspond à vos objectifs si vous êtes sans cesse confronté aux émotions poisseuses de votre entourage? Je ne parle pas des coups durs, mais de ceux qui empoisonnent littéralement l’air avec leur révolte, leur colère, leur tristesse, leur amertume… Certain(e)s vont même jusqu’à se sentir comme des « éponges ». Mais vous êtes une éponge avec deux bras et deux jambes. Si j’étais une éponge qui ne servait qu’à nettoyer la poubelle ou les toilettes, je vous garantis que je foncerais de toutes mes forces dans l’évier des porcelaines et des couverts en argent.

Dans la Loi de l’attraction, votre responsabilité est énorme parce qu’elle engendre un quotidien. Attention! si vous avez été victime d’une bagarre qui a mal tourné, ou d’un abus sexuel par exemple, je ne vous jette absolument pas la faute. Ce sont des cas extrêmes, qui arrivent malheureusement. Je je vous parle du quotidien le plus banal.

Imaginez un homme ou une femme à succès que vous idéalisez en vous disant, « je veux lui ressembler et devenir moi-même un exemple qu’on puisse admirer ». C’est bon?

Pensez-vous que lui ou elle se laisse polluer par son entourage? Sans être obligé d’être un leader ou même charismatique, quelle émotion engendrez-vous avec votre entourage? On se soucie au travail ou dans une passion d’avoir un objectif commun et c’est souvent le sentiment de réussite qui permet d’engendrer de grandes choses. Il en fallait de l’imagination et de belles émotions pour envoyer des êtres humains dans l’espace!

D’après une théorie en psychologie, il n’existe que 6 émotions de base : joie, tristesse, peur, colère, dégoût, surprise. Je vous propose de tous miser sur la joie. D’autant plus que nos émotions se rapportent souvent à l’idée que l’on « gagne » ou « perd » quelque chose. Si vous souhaitez être celui qui « gagne », je vous suggère de miser sur la joie. Car les émotions s’alimentent d’elles-mêmes.

Vous remarquerez que dans votre entourage, les gens énervés sont tout le temps énervés, les révoltés sont tout le temps révoltés, les gens heureux sont souvent heureux, etc… Par extension, les comportements se répètent. Si vous pensez le monde injuste, vous verrez de l’injustice partout et vous agirez en conséquences. Si vous êtes révoltés, l’évocation d’un papillon ou d’un sourire vous poussera à penser et dire « comment on peut apprécier un papillon quand on voit tout ce qu’il passe »? La réponse est dans la question et ramène à cette question fondamentale : A-t-on le droit d’être heureux face à la misère humaine? Oui bien sûr.

Mais pour tenir vos objectifs et à l’aide de votre entourage, assurez-vous de générer l’émotion correspondante. Si vous regardez n’importe quel film de gangster, vous verrez que s’ils finissent mal, c’est plus souvent suites aux mauvaises décisions prises sous le coup de mauvaises émotions, que la faute à pas-de-chance. De plus, étudier le facteur émotionnel que vous engendrez et le votre vous permets de vérifier la justesse de ce que vous souhaitez attirer.

Pour vous convaincre de l’importance du facteur émotionnel, regardez combien de personnes fortunées se retrouvent embarquées dans des histoires pas possible, bien que « plein aux as ». Si votre but ultime est d’être millionnaire, assurez-vous que ceux que vous côtoyez sont heureux. Si votre but est d’élever des chèvres dans le Larzac, assurez-vous de côtoyer des éleveurs heureux. Et pour avoir une double vérification de nos intentions, nous parlerons le mois prochain d’un deuxième facteur clé brièvement évoqué : l’importance de la valeur morale. Elle se reflète directement dans les émotions, et par extension, dans nos actes. Même si les truands ont des émotions de façades pour approcher plus facilement ceux qu’ils truandent, associé à une valeur morale, il est impossible de tricher sur le long terme.

En attendant de vérifier si notre morale est juste, et si notre justesse est morale, je vous invite pendant un mois à observer vos émotions, celles que vous engendrez, celles que vous pensez subir, et avec qui vous le faîtes. Comprenez que quand vous aurez le job de vos rêves, le partenaire de vos rêves, la santé de vos rêves etc… Les émotions resteront les même. Et paradoxalement, en modifiant vos émotions générées, vous attirerez à vous plus facilement ce que vous souhaitez.

Il est facile de penser que la colère et la violence par extension permet plus facilement d’obtenir ce que l’on veut. Comme le disait si bien Mao « On obtient toujours plus en étant poli une arme à la main plutôt qu’en étant juste poli ». Bon c’était pas un exemple de bons sentiments et l’exemple ne tient pas la route. Si je demandais à être réglé après chaque séance, un couteau dans la main, le principe de confiance serait brisé et je n’aurai pas deux fois le même client (ou alors je serai moi-même inquiet qu’il revienne).

Nous verrons que ressembler à Ghandi, Mère Thérèsa ou l’Abbé Pierre n’est pas chose aisée non plus, bien qu’on retrouve facilement leur citations sur les murs des réseaux sociaux.

Portez-vous bien,

Boris


-Article suivant : L’impôt du juste


Si mon travail vous plaît et que vous souhaitez y contribuer je vous suggère un livre que j’ai écrit. C’est un objet de divertissement plus qu’un guide, et ça m’aide également à me faire vivre ainsi que ce site. J’espère qu’il saura vous divertir et vous fournir une source d’inspiration supplémentaire : Votre Santé, Votre Pognon.


Tous droits réservés – Boris Matter- 2020-2021

Pendant ce temps, des gens meurent et d’autres vivent

Récemment je regardais la chaîne Brut et des gens qui vont dans l’espace évoquaient un syndrome psychologique particuliers la première fois que l’on voit la planète et sa forme sphérique : une sensation de faire partie d’un tout universel. Il faut bien ça je pense pour être frappé d’un coup par notre condition et tout ce qu’elle comporte de merveilleux.

Alors si vous avez des factures à payer, des rentrées d’argent gelées, que tout va mal, voici un moyen de s’émerveiller quelques instants. La situation ne va pas s’améliorer (il faudrait pour ça cesser de lire mon article et construire une solution dès maintenant) mais si vous voulez flâner par ce beau dimanche et éprouver de belles émotions, c’est le bon endroit.

Parce qu’il y a une semaine, j’ai jeté une bouteille à la mer en espérant que quelqu’un veuille me raconter une histoire incroyable comme celle d’Arlette. Je vois sur les réseaux sociaux quand je souhaite une « température » du monde extérieur pleins d’histoires de la vie ordinaire. Des gens qui boivent des coups, d’autres qui jouent avec leurs enfants, certains qui se révoltent, d’autres qui proposent un peu de sagesse.

C’est l’effet de rouler sur l’autoroute et de regarder par la fenêtre à voir un paysage sans le contempler. C’est pour ça que je partage très peu ce que je vois, je le trouve souvent commun. Ce n’est pas péjoratif, c’est juste que le temps est une ressource très précieuse à mes yeux, et partager une histoire de la vie ordinaire me donne l’impression de faire perdre son temps, à moins de le faire au téléphone ou autour d’un café bien sûr.

Mais dans mon passé lointain d’étudiant en journalisme, j’ai appris à raconter les histoires. On peut en inventer aussi, comme je le fais dans mes chroniques sur les voyages dans le temps, mais il y a une saveur toute particulière aux histoires que l’on raconte et à celles que l’on écoute. Encore plus quand elles sont incroyables. Qu’entend-on par incroyable? En général c’est une histoire qui finit bien où le héro a vécu pleins d’événements intenses. Arlette est un exemple parfait. Mais c’est une histoire sur 7,5 milliards d’êtres humains.

Je me suis ensuite demandé, combien de gens vivent et meurent chaque jour. Toujours dans l’idée que l’on doit diriger son regard, ses intentions et ses émotions vers quelque chose de beau, je me dis qu’il doit bien y avoir du choix dans les histoires, dans le monde entier. Pour vous éclairer, voici les statistiques mondiales en temps réel : https://www.worldometers.info/fr/.

Effectivement il y a du choix. La chose qui a créé l’univers et la matière s’est bien débrouillé avec des milliards de milliards de galaxies et d’étoiles pour nous permettre d’avoir des milliards d’êtres humains sur la même planète, avec autant d’histoires exceptionnelles à raconter. Il y a bien sûr beaucoup de tranches de la vie ordinaires, mais je garde cette intime conviction qu’il reste des récits fantastiques à explorer.

L’étape la plus difficile dans un récit authentique c’est de le trouver. Je ne veux pas prospecter et m’inviter dans la vie des gens pour leur mettre un micro sous la bouche et leur dire « racontez-moi! ». C’est une reconnaissance infinie que j’ai pour Arlette d’avoir partagé son histoire et qui m’a permis ensuite de vous la raconter.

Alors voilà, si vous connaissez des gens avec des histoires qui finissent bien et qui donnent de l’inspiration, dîtes-leur de me contacter s’ils voulaient en faire un récit pour les autres. Au milieu des photos de vos vacances et de vos apéros, ça sera sympa une photo d’une « Arlette » que vous ne connaissez pas et qui vous montrera un récit qui engendrera de belles émotions.

Ça vous évitera d’avoir à aller dans l’espace pour vous aider à vous rendre compte que vous faîtes partie d’un tout universel…

« Si je ne change pas le monde, qui le fera? »

J’avais écris que les relations humaines pouvaient se résumer à l’idée de savoir si une personne a suffisamment de qualités pour qu’on supporte ses défauts. Aucune action n’est neutre, mais porter son regard sur ce que l’on juge « mauvais », « inutile », « inefficace » transforme son environnement comme on met une couche de vernis sur un objet. Il est plus facile d’en remettre une couche avec des qualités si on les juge assez « fortes ».

Mais c’est quoi une bonne qualité? Les philosophes (des types qui aiment la sagesse) ce sont écharpées pendant des siècles pour savoir laquelle est nécessaire à un homme pour mener sa vie et avoir un impact positif sur son environnement. Oubliez ces notions « bonnes » et « mauvaises ». Nous nous attacherons à ce qu’elles engendrent et aux émotions qu’elles provoquent.

L’avantage d’une émotion, c’est qu’on peut en mettre partout. Cette idée d’éprouver pleinement chaque respiration, d’aimer faire la vaisselle ou l’amour, d’apprécier « la rosée des petites choses » se retrouve dans cette vision du monde. C’est d’ailleurs, à mon humble opinion, l’idée qu’Épicure a voulu développer dans son fameux Carpe Diem. « Cueillir le jour » pour une époque où il y avait pas de voitures, pas d’internet et où des esclaves devaient servir à apprécier l’eau fraîche et une balade en forêt.

Alors, en ajoutant continuellement des émotions qui vont engendrer des vertus et inversement (des vertus qui vont engendrer des émotions), peut-on espérer un impact durable sur le monde? Vous êtes révoltés devant les actualités? Arrêtez de vous soucier de la course aux armements à travers le monde et allez faire une balade. Vous regarderez un bout de nature en vous demandant ce qu’il faudrait pour en préserver d’avantage. Ou vous penserez à votre prochain apéro.

Parce que la force d’une émotion c’est qu’elle devient vite addictive. Avez-vous déjà remarqué comme les personne honnêtes ou malhonnêtes ont ce même « truc » qui semble rendre leur comportement viscérale? Le problème d’une émotion, c’est qu’elle provoque une réaction chimique éphémère : le plaisir. C’est ce principe qui pousse à répéter un comportement : avoir une nouvelle dose de plaisir. Les vertus qui provoquent ce plaisir ont autant besoin d’être répétés qu’un héroïnomane a besoin d’une nouvelle injection.

Vous voulez devenir accroc au sport, au bonheur, à la paix? Il faut commencer par une petite dose, et au fur et à mesure, vous aurez besoin de d’avantage. Vous aurez besoin de vous entourer de personnes qui vous permettent d’engendrer plus de ces émotions. Vous trouverez dans cet entourage des personnes portées sur la boisson, d’autres fainéantes, mais ces défauts se rattrapent plus facilement qu’un faiseur de paix malhonnête (exemple : un homme qui fait la guerre et prône la paix. L’inverse est plus rare).

Alors vous pensez que vous ne changerez pas le monde? Mais souvenez-vous, après cette balade en forêt, vous vous êtes demandés comment produire un peu de nature chez vous pour éviter d’acheter des tomates sans cesse dans des barquettes en plastiques. Et puis vous avez découverts l’aquaponie. Vous vous êtes ensuite demandés comment limiter votre consommation en viande parce que les bêtes ça consomme beaucoup mais genre beaucoup d’eau et de bouffe.

Et puis vous vous êtes souvenus que les parisiens élevaient des lapins et des poules sur leur balcon pendant la guerre et que vos grands-parents mangeaient de la viande le dimanche seulement. Et puis grâce à mon article, vous utilisez plus de papiers toilettes depuis des mois et ça fait beaucoup d’eau d’économisée alors, il vous en faut toujours plus, parce que c’est une émotion très agréable de sentir son impact sur son environnement. Et puis ça a l’air plus efficace qu’une voiture électrique ou qu’une réunion intergouvernementale.

Alors c’est difficile au début, un peu comme son premier verre de whisky mais si on peut finir par en boire avec son café au petit déjeuner, on peut bien finir par se laver à l’eau froide, et faire pousser des courgettes dans son salon. Elle peut être très forte cette illusion que l’on est dépendant d’un système, mais on vit avec lui, plus que l’on en dépend.

Quand j’écris « si je ne change pas le monde, qui le fera? », il ne s’agit pas seulement d’écrire un titre racoleur qui vous pousse à lire cet article. Il s’agit surtout que vous vous posiez la même question parce qu’avec des millions de gouttes d’eau, on fait de jolies mers. Il y aussi ceux qui préfèrent devenir un bout de sel qui donne se goût amer à l’eau mais quelle goutte d’eau s’en soucie. Et il n’y a qu’une mer morte.

Un dernier mot sur le secret des océans : c’est la mutualisation des intentions de toutes ces gouttes d’eau qui façonne le monde. Le monde ne change pas, il s’adapte. En voilà un entonnoir pour la réalité!